Le rapport sur la mortalité enfantine enfin déterré par le ministère de la Santé
Un article du Canard enchaîné a poussé Stéphanie Rist, ministre macroniste de la Santé et médecin de profession, de le déterrer. Il avait été publié il y a 8 mois dans un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales.
Le second quinquennat d'Emmanuel Macron, qui finit, calciné dans les incendies, faute de moyens humains, techniques et en infrsstructues adaptées sur le terrain, ne fait pas mieux sur la mortalité de milliers de nourrissons chaque année en France.
Le taux de mortalité infantile a grimpé à 4,1 pour 1 000 naissances en 2024, soit 2 709 enfants morts avant leur premier anniversaire. Cette dégradation, due principalement à des décès de bébés au cours de leurs 27 premiers jours, rétrograde la France à la 23e place des 27 pays de l’Union européenne.
« C’est incompréhensible qu’il ait fallu des mois pour obtenir un rapport qui ne reprend même pas la question centrale du déficit des ressources humaines », déplore Olivier Morel, secrétaire du Collège national des gynécologues et obstétriciens.
Quant à la question centrale des maternités, dont moult maires sont vent debout contre la fermeture de leurs petites maternités, la ministre de la Santé repousse la question à octobre. Si Dieu le veut, pardon si le soi-disant maître des horloges le veut.
/image%2F0618370%2F20260806%2Fob_e59c57_2026-08-05.jpg)