Municipales 2026 et Pcf: l'analyse de Roger Martelli, historien, dans Regards
Le PCF conserve globalement ses positions municipales. Mais les pertes dans les villes populaires et industrielles, couplées aux percées du Rassemblement national, dessinent une géographie communiste en recomposition.
Le PCF s’en tire plutôt bien. Les élections de 2024 lui annonçaient un avenir municipal bien sombre. Dans les villes qu’il gérait depuis 2020, La France insoumise accumulait les scores insolents en Île-de-France et le Rassemblement national partout ailleurs.
| Répartition par taille de la population administrée | ||
| 2020 | 2026 | |
| Plus de 50 000 | 9 | 9 |
| De 20 à 50 000 | 17 | 13 |
| De 10 à 20 000 | 26 | 25 |
| De 5 à 10 000 | 58 | 46 |
| De 3500 à 10 000 | 39 | 30 |
| Total plus de 5000 | 110 | 92 |
Le sommet reste stable, la perte de La Courneuve et de Corbeil étant compensée par la reconquête de Nîmes et d’Aubagne. Les communistes pensaient certes pouvoir reprendre la tête du Havre, de Champigny, d’Arles ou de quelques autres encore. Mais la brillante réussite de Nîmes tempère les déceptions. C’est dans les tranches inférieures que les chiffres se contractent. Au total, le PCF perd 45 villes, dont 12 de plus de 10 000 habitants. Six d’entre elles passent à l’extrême droite : la principale est Vierzon dans le Cher, suivie de Lillers dans le Pas-de-Calais, Elne dans les Pyrénées-Orientales, Harfleur en Seine-Maritime, Billy-Montigny et Grenay dans le Pas-de-Calais.
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