Concurrence libre et non faussée à la SNCF: c'est pour le bien des usagers?
Qui n'a pas entendu que la concurrence, "libre et non faussée" édictée par L'UE du capital, n'était pas un bienfait pour l'usager?
Et le ministre des transports du duo Macron-Bayrou de tonitruer contre des grèves de cheminots qui conduiraient le chemin de fer français à sa mort devant la concurrence étrangère roulant sur des rails payés avec l'argent public de la France. Au royaume des moutons, le Marché est toujours roi.
Soumise à la Commission européenne de Bruxelles d'ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence, la France offre 30 millions d'euros à l'entreprise italienne Trenitalia sur le sillon Paris-Marseille. Trenitalia avait déjà perçu un chèque de 50 millions d'euros en 2022 lorsqu'elle s'est lancé sur la ligne Paris-Lyon.
Grâce à cet argent libre et non faussée, Trenitalia proposera des billets moins chers que la SNCF. Des prix plus faibles grâce à l'argent public, mais au détriment du chemin de fer français obligé d'augmenter ses tarifs, tout en sacrifiant son emprise ferroviaire nationale, le fret et les lignes régionales
Par ces ces ristournes à des entreprises étrangères, La France perd une part importante de sa souveraineté nationale.
Le Royaume-Uni, modèle autrefois de la privatisation du ferroviaire, fait le chemin inverse. Après des décennies de concurrence aggravées par le sous-investissement, les hausses des tarifs et les problèmes importants de sécurité, la Grande-Bretagne entame la renationalisation du secteur.
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