Capture d'écran... Mais pas pour rire!
Naturellement, je soutiens les justes revendications lycéennes deux fois plutôt qu'une. Bonjour donc à monsieur Nunez, ministre de la Police et à je ne sais pas qui, ministre de l'Education. Sauf, si j'en crois les médias zinformés, il prévoit une instance de concertation pour la semaine prochaine. Des fois que, sans doute, monsieur Nunez éteigne plutôt par la force que par le dialogue le mouvement lycéen contestataire. Non?
Après mai-juin 1968, lycéen à Narbonne, je fus l'un des dirigeants fondateurs de l'UNCAL, Union nationale des comités d'action lycéens. Le gouvernement gaulliste de droite avait lâché sur l'élection de délégués de classe en lycées, au lieu qu'ils soient adoubés par la direction de l'établissement. Cela m'a valu d'être convoqué par les Renseignements généraux pour être fiché par la Police. Pour l'histoire également, l'Union locale CGT de Narbonne nous avait prêté sa grande salle au Palais du Travail pour notre première assemblée générale. Y avaient assisté également les enseignants majoritairement syndiqués et représentés par la FEN, qui votaient majoritairement communistes ou socialistes, et la Fédération des parents d'élèves Cornec, aussi de gauche.
A cette époque, profs et parents d'élèves faisaient corps avec les revendications des lycéens.
Aujourd'hui, selon diverses études sociologiques, dont celle du CNRS, et des enquêtes d'opinion:s récentes, un enseignant sur 5 a déposé un bulletin brun dans l'urne, soit presque 20%.
A Mantes-la-Ville, dans le 78, l'ancien maire d'extrême droite, Cyrtil Nauth, désormais dans l'opposition, était professeur d'histoire et de géographie.
L'on s'est trompé de train ou quoi depuis les évènements sociaux de mai-juin 1968?
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