Le business contre la sécurité et le service public du rail
Emmanuel Macron, le ministre de la banque Rothschild mais de gôche, veut mettre des autocars à la disposition des pauvres pour traverser la France en toutes parts. Cette déclaration indigne a fait réagir la CGT-Cheminots:
BUSINESS CONTRE SERVICE PUBLIC !
Le ministre de l’économie amplifie la mise en concurrence directe du rail avec la route, via le développement de « l’offre de services de transport par autocar » voulue complètement libre sur tout le territoire. On voit ainsi le choix fait de délaisser le service public ferroviaire pour favoriser l’installation de compagnies de bus low-cost privées parmi lesquelles on retrouve la propre filiale de la SNCF : Id-bus.
Le ministre de l’économie envisage de développer une offre routière privée à coût réduit pour les plus modestes, dont les jeunes. L’accès au train étant, selon lui, réservé aux plus aisés. Le ministre se dévoile complètement lorsqu’il annonce à l’occasion de sa présentation devant la presse : « Les pauvres qui ne peuvent pas voyager pourront voyager plus facilement ».
Cette stratégie va conduire au développement du mode routier pour le transport de voyageurs en territoire afin de pallier au désengagement de l’Etat concernant le système ferroviaire.
Pour la Fédération CGT des cheminots, cette nouvelle annonce va dans le prolongement de la loi du 04 août 2014 portant réforme du système ferroviaire, qui non financée, va provoquer la fermeture de lignes SNCF (lignes régionales, trains d’équilibre du territoire et de marchandises), de gares, de guichets jugés non rentables.
Cette stratégie du bas coût va entraîner une dégradation sans précédent des conditions sociales, de vie et de travail des salariés des transports, ainsi qu’un abaissement des conditions de transport liées au confort, à l’allongement des temps de parcours et à la sécurité routière avec les risques que comporte ce type de transport sur de longues distances (fatigue, accidents de la route…).
La Fédération CGT des cheminots dénonce fermement la trajectoire ultralibérale prise par le gouvernement concernant le service public des transports, qui n’a pour objectif que de satisfaire l’appétit financier de la commission Européenne, de mettre en concurrence les différents modes de transports en tentant d’opposer les citoyens entre eux.
