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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Rugby: mélée ouverte

Françoise Lasne, directrice de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), a expliqué, devant une commission du Sénat que le rugby est le sport le plus touché par le dopage, avec ou sans cannabis.

C'est le troisième sport le plus contrôlé (588 échantillons analysés) après le cyclisme (1812 échantillons), l'athlétisme (1164) et avant le foot (548). Curieusement d'ailleurs en ce qui concerne celui-ci, sport le plus répandu et surtout le plus friqué en France. Arrive ensuite le handball (452), le triathlon (433), la natation (418) et le basket-ball (394).

 

La FFR (Fédération française de rugby), par la voix de CHristian Bagate, en charge de la lutte antidopage, a répondu ceci à l'AFP: "Nous avons eu cette année 22 contrôles positifs, mais ça ne veut pas dire dopage. Dans ces contrôles positifs, 9 concernent du cannabis et si j'ai bien  compris, elle (la directrice du département des analyses de l'AFLD) les a éliminés. Après, j'ai trois AUT (autorisation d'usage à des fins thérapeutiques) pour un produit anti-asthmatique et trois personnes contrôlées positif mais condamnées très modestement parce qu'elles ont pris des gouttes dans le nez. Ensuite, j'ai un défaillant dont tout le monde a parlé car c'est un joueur  qui n'était pas là lors du contrôle le matin (l'arrière-ailier du Stade  Français Djibril Camara). J'ai deux obstructions qui n'ont pas voulu  être contrôlés, deux dérivés codéinés dont tout le monde a parlé et qui n'ont  pas été condamnés (les joueurs de Toulon Steffon Armitage et Eifion Lewis-Roberts). Et après, vous arrivez aux deux grands condamnés que nous avons eus, qui ont pris trois ans et un an et demi".

Note de ma pomme: Maintenant que les coureurs cyclistes, certains encore à demi-mot et y compris les commentateurs sportifs, admettent que le dopage a pourri ce sport, il serait bon de jouer cartes sur table dans les autres activités sportives si on ne veut pas arriver à la même gangrène.

Au delà de la mêlée ouverte entre FFR et AFLD, il serait hypocrite de ne pas oublier:
- la mise en examen en octobre 2011 d'Alain Camborde, ancien préparateur physique de la Section Paloise et des Pumas argentins pour « importation et détention de marchandises prohibées, exercice illégal de la profession de pharmacien et mise en danger de la vie d'autrui ». Le cycliste Contador a été contrôlé positif à ces produits lors du Tour de France 2010. Il sont utilisés pour faire fondre la masse graisseuse ou comme broncho-dilatateur (en usage vétérinaire) et sont interdits en France.

- En 2011, le pilier des Espoirs perpignanais, Davy Galand a pris quatre ans de suspension à la suite de la saisie de stéroïdes anabolisants (nandrolone, boldénone et trenbolone) lors d'une perquisition des douanes judiciaires à son domicile.


- Plus dramatique : fin mars 2012, un médecin a décelé des cancers « atypiques » chez deux jeunes rugbymen de 20 et 21 ans, licenciés à Sarlat (Dordogne) et Brive (Corrèze). Il a fait le lien avec deux décès survenus quelques années plus tôt sur des joueurs de rugby du même âge et des mêmes clubs. Tous s'étaient procurés une préparation dopante (créatine et anabolisants), fabriquée à l'étranger et achetée sur Internet. Des analyses pour prouver le lien entre la prise de produits et les cancers sont en cours.

 

Sinon, comme ils disent à la télé, "la cabane est tombée sur le chien" et ça va être dur de la relever.

 5-CONCOURS DES CABANES.

 

Ce samedi, Valérie Forneyron, ministre des sports de l'Elysée, s'était indignée, alors que l'éthique sportive n'était peut-être pas là. Et la gentille dame de dire:

 

« Il est illégitime d’avoir pointé du doigt le rugby. Il est inutile de cibler [un sport plutôt qu’un autre]. [...] Les produits beaucoup plus à risques sont une vraie minorité. »

 

 

Sauf que Jean-Pierre Elissade, ancien international de rugby et ex-entraîneur de la Rochelle ou de Bayonne, vient de déclarer qu'il a pris des produits illicites dans sa carrière sportive dans les années 1960-70:

 

« Il y a eu des amphétamines à une certaine époque. J’en ai personnellement pris deux fois. Après, l’idée, c’était de permettre de travailler plus. »

 

Il a ajouté, concernant sa carrière d'entraîneur :

« ll y a eu d’autres formes de dopage, notamment pour travailler plus, prendre de la masse musculaire. Des joueurs qui venaient de l’hémisphère Sud avaient des rendements incroyables [...] quand ils arrivaient chez nous, ils avaient plus de réussite au barbecue que sur le terrain. »

 

Alors madame Fourneyron, toujours plus blanc que blanc?

Commenter cet article

C
Des anabolisants ? Il en a pris maintenant : il marche à réaction. Au plus grand plaisir de la Droite et du Medef
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S
si seulement françounet pouvait prendre quelques anabolisants pour booster sa volonté d'honorer ses promesses<br /> et de donner une meilleure vie au peuple
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C
Dans un pays où il faut travailler plus pour gagner le plus de dopage est un vecteur "naturel" du fonctionnement.<br /> A Paris, nous avons même eu un maire qui faisait prendre des stéroïdes inverbalisant pour gonfler les urnes (les contrôles sont toujours en cours)
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