L'ultragauche: un mal qui répand la terreur dans notre si belle et si douce France
Mes amis et camarades, avez-vous s'égosiller partout ainsi, droite, extrême droite et médias, tous au service du capital : "Un mal qui répand la terreur, mal que le Ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre. L'ultragauche (puisqu’il faut l’appeler par son nom) faisait à la France sa guerre!"
Ma chronique d'aujourd'hui n'est pas une ode enfiévrée au panache d'un candidat à la présidentielle et à son parti. Mais un chat doit s'appeler un chat. Et par un mensonge éhonté d'Etat, colporté par ses commis, violences et pillages du 17 octobre auraient donc englouti notre beau pays si juste et si humain à cause de Lfi.
L'enquête de Médiapart prouve aisément le contraire. Morceaux choisis.
"Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions politiques », a ainsi écrit le 18 octobre un commissaire du renseignement territorial.
Interrogé à l'Assemblée nationale, le ministre de la police de l'éducation nationale, les yeux dans les yeux, a démenti. Mais auprès de Mediapart, un responsable national d’un syndicat de police explique avoir été "très étonné par ces accusations concernant LFI qui serait responsable du chaos de samedi et des saccages ». D'autant, poursuit-il: « Je ne vois pas ce qu’a à voir LFI dans l’histoire de ce fiasco. C’est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas en assumer l’entière responsabilité" Pourtant, ce syndicaliste policier "ne porte pas LFI dans [son] cœur compte tenu des attaques incessantes contre les policiers".
Gérard Darmanin, ex-ministre très longtemps de la Police, adoubé ministre de la Justice, en a remis une couche sur France 2 sur "la responsabilité politique" de LFI dans les violences, l'accusant de vouloir "déstabiliser nos institutions " et «"mis une allumette sur un baril d’essence".
De son côté, la procureure de Paris, Laure Beccuau, avait affirmé ce lundi matin sur TF1 qu’elle ne pouvait "absolument pas confirmer" que les auteurs de violences dans la capitale sont "des personnes politisées vers l’ultragauche" à partir des premiers dossiers traités.
Mais mentez, il en restera toujours quelque chose. Et ce mensonge d'Etat profite aux héritiers du Front national qu'on dénomme plus d'extrême droite. Déontologie journalistique oblige sans doute.
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