Accidents du travail : près de 550 000 en 2024, dont 764 mortels selon l’Assurance maladie
La France a battu un triste record, d'après le rapport annuel de l'Assurance maladie sur les risques professionnels, publié lundi 24 novembre. En 2024, 764 personnes sont mortes à la suite d'accidents du travail. La France est le pays européen enregistrant le plus grand nombre d’accidents du travail mortels
Et les accidents de trajet constituent une catégorie particulière, entre le domicile et le lieu de travail, ou entre le lieu de travail et le lieu habituel de repas. Ils ne sont pas comptés comme accidents du travail "au sens strict", pourtant reconnus et indemnisés en accidents liés au travail. En 2024, l’Assurance maladie recense 318 décès liés aux accidents de trajet.
Plusieurs secteurs concentrent une part importante des accidents et des décès, comme le secteur du transport et de la logistique, ceux liés aux manutentions, aux engins, aux livraisons et aux déplacements également. Autre domaine très exposé, la métallurgie avec des accidents avec des machines, des brûlures, des manutentions et des chutes.
Dans l'alimentation, l’Assurance maladie observe une forte hausse des décès en 2024 et des blessures graves dans les abattoirs (machines de découpe, chaînes automatisées)
Le BTP représente environ 20% des accidents mortels recensés. Les chutes de hauteur sont l’une des premières causes de décès dans ce secteur, aux côtés des accidents liés aux engins et aux écrasements. France info du 25-11-2025.
L’Inspection du travail s’alarme depuis des années de l’insuffisance des suites données par les procureurs à ses observations, l’administration ne communique plus de statistiques en la matière. Mais la CGT constate qu’en Seine-Saint-Denis, entre 2014 et 2020, seul un tiers des procès-verbaux dressés aurait débouché sur des poursuites. Un autre tiers aurait fait l’objet d’un classement et le dernier resterait en enquête, parfois six ans après les faits.
Rareté des inspecteurs du travail, manque de moyens pour la Justice et passivité de certains magistrats. La plupart du temps, les juges utilisent avec mesure la palette d’un arsenal répressif qui prévoit jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. L’avocate Aurélie Salon a pu observer que le sursis avait été prononcé dans 75 % des cas, et l’emprisonnement ferme, dans moins de 2 % des affaires, entre 2012 et 2017. Quant aux amendes, elles atteignaient en moyenne 4 407 euros. Le Monde diplomatique du 25-11-2025.
Et la politique actuelle de Macron-Lecornu dégrade encore plus les choses. Quant à censurer le gouvernement? Qu'en pensent les potes de François Hollande, l'ancien président socialiste de la République devenu député libre et non faussé en progrès social?
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