Oyez, oyez, mes amis lecteurs présents et à venir!

Non, je galège, il y a très longtemps que je ne suis plus un perdreau de l'année. Mais bon, c'est mon introduction à vous mes amis qui me lisez.
Des abonnés à mon blog, rencontrés dans des manifs ou des rassemblements de la CGT m'ont prévenu qu'ils ne me recevaient plus dans leur boite-à-lettres. Fatche de con, les voies d'overblog sont donc impénétrables! Mais on dirait que ça se stabilise de ce côté-ci. Du moins, je le pense... Aussi, re-abonnez-vous sur la droite (pour une fois) du blog dans la rubrique abonnez-vous.
Et vous mes amis qui me lisez, faites pareil pour recevoir mes coups de gueule, mes rêves d'un monde meilleur et aussi l'histoire sociale qu'on ne vous apprend jamais à l'école ni dans les médias.
Allez, al cop que ven pour les occitans, à la prochaine fois pour tous les autres. Et toujours à gauche toute!

Et pour terminer mon envoi, la touche de Paul Eluard dans la mémoire des jours :
Ils n'étaient que quelques-uns
Sur toute la terre
Chacun se croyait seul
Ils chantaient ils avaient raison
De chanter
Mais ils chantaient comme on saccage
Comme on se tue
Nuit humide râpée
Allons-nous te supporter
Plus longtemps
N'allons-nous pas secouer
Ton évidence de cloaque
Nous n'attendrons pas un matin
Fait sur mesure
Nous voulions voir clair dans les yeux des autres
Leurs nuits d'amour épuisées
Ils ne rêvent que de mourir
Leurs belles chairs s'oublient
Pavanes en tournecœur
Abeilles prises dans leur miel
Ils ignorent la vie
Et nous en avons mal partout
Toits rouges fondez sous la langue
Canicule dans les lits pleins
Viens vider tes sacs de sang frais
Il y a encore une ombre ici
Un morceau d'imbécile là
Au vent leurs masques leurs défroques
Dans du plomb leurs pièges leurs chaînes
Et leurs gestes prudents d'aveugles
II y a du feu sous roche
Pour qui éteint le feu
Prenez-y garde nous avons
Malgré la nuit qu'il couve
Plus de force que le ventre
De vos sœurs et de vos femmes
Et nous nous reproduirons
Sans elles mais à coups de hache
Dans vos prisons
Torrents de pierre labours d'écume
Où flottent des yeux sans rancune
Des yeux justes sans espoir
Qui vous connaissent
Et que vous auriez dû crever
Plutôt que de les ignorer
D'un hameçon plus habile que vos potences
Nous prendrons notre bien où nous voulons qu'il soit.