Les résultats des dernières élections professionnelles à Goodyear-Nord sont sans appel: 97% pour la CGT dans le 1er collège, 85% dans le 2ème et une Bérézina dans le collège cadres, puisque la CGT avec 10 voix rate le siège, contre 11 voix à la CGC. Dans ce collège, même l'encadrement ne fait donc plus confiance à la direction.

Ladite direction, dans un protocole de sortie de crise avec la CGT, avait retiré sa plainte sur l'occupation des locaux. Mais le gouvernement droitier de Valls ne l'a pas entendu de cette oreille: le procureur de la République, aux ordres du ministre de la Justice Christine Taubira, ordonnait la garde à vue des dirigeants de la CGT.

Maintenant, c'est le ministre du Travail François Rebsamen qui poursuit la sinistre besogne anticégétiste. Il autorise le licenciement des représentants CGT du personnel, alors que l'Inspection du travail les avait refusés. Ci-joint l'article du Courrier Picard:

"La CGT a annoncé sur son blog que le ministère du Travail a désavoué l’inspection du travail qui avait invalidé le licenciement des salariés protégés (une trentaine d’élus CGT tous réélus haut la main la semaine dernière) il y a quelques mois. Cette décision, si elle est confirmée, autorise désormais Goodyear à les licencier comme le reste des salariés.

 

La coopérative pas enterrée

La CGT entend ne pas en rester là et dit vouloir contester cette décision. Par ailleurs, elle demande toujours audience au ministre de l’Économie, elle attend de l’Amiénois Emmanuel Macron qu’il se positionne sur le projet de coopérative ouvrière qu’elle porte."