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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  S'il avait été un patient normal, sûr qu'on l'aurait pressé d'aller consulter un toubib. En effet, depuis son acte de candidature à sa réélection, une crise d'amnésie aiguë submerge Nicolas Sarkozy, à ne plus avoir aucun souvenir des 5 ans passés à l'Elysée. Pourtant la hotte déborde: fiscalité pour les riches et le patronat, attaque contre les retraites et la santé publique, pouvoir d'achat en berne, chômage, désindustrialisation de la France, privatisations, guerres de par le monde, traité Merkozy...

  Pour l'environnement, plus aucune mémoire non plus. Pourtant cela avait bien commencé avec le Grenelle de l'environnement présidé par Jean-Louis Borloo et qui serait appliqué par celle qui lui succéda, Natahalie Kosciusko-Morizet.

  Oui, c'était pourtant une vache de bonne idée que de réunir dans un même forum des patrons, des associations, des syndicats et des personnalités sincères du bien de la planète. On allait contraindre les industriels pollueurs à réduire sensiblement leurs nuisances. On mettrait les camions sur les trains et, avant 2012, on augmenterait le fret ferroviaire de 20%. On développerait aussi le transport fluvial, l'éolien, l'hydraulique et le voltaïque pour produire de l'électricité. Dans les cantines, seraient servis 20% de produits biologiques et cette agriculture occuperait 6% des terres agricoles en 2010. Bref, tout un catalogue de propositions environnementales dont on ne pouvait qu'être de fervents partisans.


  Oui mais voilà. Nous sommes dans une société capitaliste pour laquelle le profit des actionnaires et du patronat est roi et le bien envers la terre nul. Au salon de l'agriculture de 2009, Nicolas Sarkozy ne déclare-t-il pas aux patrons de la FNSEA que "l'environnement ça commençait à bien faire", pour récolter leurs voix? Jean-Louis Borloo quittait le ministère de l'écologie et cherchait à être le boss de Veolia, une société cotée en Bourse et qui fait du blé avec la flotte tombée des cieux. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lui succédait, démissionnait à son tour pour être le porte-parole du candidat Sarkozy et fermait à double tour la porte du ministère.

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  Bref, le Grenelle de l'environnement n'avait été que du vent en fin de compte et le candidat de l'Elysée, en devenant amnésique, ne cherche qu'à rouler les citoyens dans la farine. une fois encore.

 

  Dans l'histoire de France, la droite réactionnaire et revancharde a toujours trahi les intérêts du peuple. Cela vaut aussi pour l'environnement.

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