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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     classes-moyennes.jpg     Les classes moyennes font l'objet de toutes les attentions de François Hollande et d'Eva Joly. A droite, François Bayrou n'est pas en reste et l'UMP non plus. Laurent Wauquiez, ce ministre des riches qui déteste les pauvres, a écrit un bouquin: La lutte des classes moyennes. Pas moins, qu'on n'est pas obligé de lire. Le porte-voix fidèle de l'Elysée, Le Figaro, y va de tout un article: "Pour les classes moyennes, le pouvoir d'achat ne progresse pas". Pauvres classes moyennes, pourrait-on donc larmoyer!

     Mais qui sont ces classes moyennes, puisque avec le chute du mur de Berlin, l'histoire de la lutte des classes était finie et le capitalisme vainqueur? En effet, si l'on définit des classes moyennes, il en existe donc au-dessous et d'autres plus gratinées.

 

     En vérité, le concept de classes moyennes n'est pas nouveau. Lors des crises aiguës, on fait admettre à une frange de la population qu'elle détient un statut particulier, des comportements sociaux et des habitudes de consommation radicalement opposées au reste de la société et surtout par rapport au prolétariat. En son temps, Valéry Giscard d'Estaing disait que la classe moyenne (au singulier) incarnait "le bel équilibre d'un confort intermédiaire, modeste et harmonieux".

     Aujourd'hui, les sociologues (de droite) disent que les classes moyennes (au pluriel, c'est plus vendeur) représentent 50% de la France, contre 30% pour les ouvriers et les employés et 20% pour le gratin.

     Sauf que ces adeptes de la pensée unique chiffrent le niveau de revenu entre 1300 et 2 500 euros par adulte. Façon de taxer implicitement la CGT d'utopiste lorsqu'elle revendique un SMIC à 1 700 euros. Manière aussi de dénombrer (par exemple) les ouvriers qualifiés dans les classes moyennes (toujours selon leur définition). Mais surtout d'opposer les salariés avec une rémunération "décente", selon lesdits sociologues, à tous les autres: smicards à temps partiels (25, 2%), 1 million de RSA, 9 millions de travailleurs avec la prime de l'emploi, 4 millions avec la CMU, sans compter les 990 000 retraités en dessous du seuil de pauvreté (954 euros) et tous les autres. (Chiffres INSEE 2010).

 

     Non, dans notre société, il n'existe que des salariés (sans emploi, à temps complet, à temps partiel ou précaires, ou contractuels dans les services publics) qui, pour vivre ou survivre, sont obligés de vendre leur force de travail (physique ou intellectuelle) à la classe antagoniste disposant elle de tous les pouvoirs, du capital et des moyens de production.

     D'ou l'importance de choisir franchement son camp entre les exploiteurs et les exploités.

     Avec mon blog, vous aurez compris quel camp j'ai choisi.

     Mais et vous, les amis qui me lisez?

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