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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

                                                                                                

 

  Oui et ce depuis plus de 30 ans, Bernard-Henri Lévy (BHL pour ses groupies ou les snobs) est sur le sentier de la guerre. Attention, celui qui apparaît sur tous les plateaux de télé et dans les journaux en complet veston noir sur chemise de soie immaculée et derrière ses lunettes de star (même quand il pleut) n'a participé à aucun carnage. Il défend tout simplement, avec une constance jamais démentie, les guerres entreprises par les USA et l'Otan.

 

  En ce moment, il fait la promotion de son documentaire "le Serment de Tobrouk" où il apparaît dans presque toutes les scènes, pareillement vêtu, en maître d'orchestre de la guerre en Lybie. De ce film, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes (et nombre de critiques s'interrogent encore pourquoi), on dit que l'unique spectateur enthousiaste fut Nicolas Sarkozy, son pote, de retour de vacances de chez Mohammed VI (un copain à tous les deux). Une oeuvre dont le philosophe Daniel Salvatore Schiffer dit que "c’est au registre cinématographique du burlesque" qu'elle aurait dû concourir. Bon, Bernard-Henri Lévy n'a pas soulevé l'enthousiasme autour de SA guerre en Lybie, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais sous le feu des projecteurs, devant les caméras et les micros de ses amis, il est reparti sur le sentier de la guerre, en Syrie cette fois-ci.

 

  Et toujours en treillis Hermès (je n'ai pas vu la marque de ses escarpins), il en appelle à l'Amérique de l'Otan et de son président prix Nobel de la paix.

  En 1985, il appelait déjà l'administration Reagan (une sommité du pacifisme outre Atlantique) à rentrer dans le lard du gouvernement sandiniste du Nicaragua qui avait chassé la dictature mise en place par les Usa. Ensuite,  le voilà hélant les "combattants de la liberté" américains en Bosnie en 1992 ou au Kosovo en 1999. Par contre, rien contre contre la politique impérialiste de l'état hébreu. Lors de l'invasion de l'Afghanistan (avec toutes les conséquences meurtrières encore hélas d'actualité), ils disaient "les commandos de rangers américains et de SAS britanniques seront reçus et perçus comme des sauveurs". La même prose fut servie pour la guerre en Lybie, avec l'appui de Sarkozy, ce qui a contribué à déstabiliser une partie du continent africain plus que jamais sous la menace de la peste islamiste.

 

  Et le revoilà reparti au front pour défendre la Syrie, toujours avec la peau des autres et toujours sans mot sur Israël qui poursuit son annexion de la Palestine.

  Bon, c'est certain, on ne défend que ce que l'on aime. Mais dans la France héritière du siècle des Lumières et de la Révolution française, il n'y a que Daniel Salvatore Schiffer, un philosophe italien, qui semble clouer le bec à un vilain corbeau? Merde alors...

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