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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Jean-Paul Delevoye, ministre de Jacques Chirac, a été nommé Haut-commissaire à la réforme des retraites et pas Haut-commissaire contre l'évasion fiscale organisée par les riches et le patronat. De ce fait, sa première mission n'est pas plus de justice sociale et de pouvoir d'achat pour les retraités.

Dès lors aussi, dans l'un des pays les plus riches au monde et qui n'en finit pas d'offrir des cadeaux au patronat, tout en privilégiant les actionnaires, l'objectif politique est de taxer le plus grand nombre. Que l'on ne s'y trompe pas: les fausses passes d'armes entre le sieur Delevoye de droite et le gouvernement de droite et de droite n'est que de la poudre de perlimpinpin.

Ainsi dans le cadre de la dite réforme des retraites, un projet -quel doux mot pour ne pas dire diktat- est avancé: Décaler l’âge d’accès à la pension de réversion en imposant une double condition : avoir au minimum 62 ans et être déjà retraité,  ce qui exclurait de très nombreuses personnes bénéficiaires de cette pension dans le système actuel.

Un coup dur porté aux femmes et rien pour l'homme survivant!

Alors que les pensions de réversion visent à compenser les inégalités de salaire et de carrière entre les femmes et les hommes puisque l’écart entre les pensions de retraite des femmes et des hommes est de près de 40%. La pension de réversion est un moyen de diminuer cet écart qui tombe à 25% si on inclut la pension de réversion.

Avec le projet Delevoye, le revenu est plafonné à 1 400 euros au lieu des 2 100 euros du couple. La femme survivante toucherait une pension de réversion de 700 euros. Si c’est l’homme qui survit, il n’aurait droit à rien.

La CGT propose la mise en place d'une pension de réversion égale à 75 % pour tous les régimes, sans condition d’âge ou de plafond de revenu et ouverte aux couples mariés ou pacsés.

Pour gagner ces revendications et faire barrage au projet gouvernemental, nous devons toutes et tous nous mobiliser.

La CGT appelle à grossir les manifestations des retraités le 11 avril prochain, pour les retraites d’aujourd’hui et de demain.

Pension de reversion en cas de décès du conjoint: un recul programmé

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Pierre R 27/05/2019 22:07

La réforme de la réversion Delevoye a pour objectif d'établir les fondations, y compris par le vocabulaire, le partage scélérat des droits à la retraite entre époux comme si en se mariant on perdait la propriété de son propre métier, comme si le mariage était une profession.

En réalité Delevoye vise à créer un "régime spécial de la conjugalité" particulier à chaque ménage (car les seuils en Euros dépendront du ménage) dans lequel il serait d'obtenir des droits personnels à la retraite sans liens avec le travail.
Paradoxal alors que Delevoye veut supprimer les régies spéciaux qui eux par contre ont au moins quelque chose à voir avec le travail.

Dans le système Delevoye la réversion ne serait plus conditionnée à un état de besoin ce qui posera un vrai problème d'équité entre les citoyens.

Une veuve ayant 3000 Euros de pension personnelle verra sa pension s'envoler à 4620 Euros si son défunt mari avait une pension personnelle de 4000 Euros.
Par contre son ancien collègue de travail ayant aussi 3000 Euros de pension personnelle ne percevra rien au décès de son épouse si elle avait 1500 Euros de pension personnelle.

En réalité personne n'a capté que Delevoye a supprimé la réversion et l'a remplacée par un partage post mortem des droits à la retraite.