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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les médias libres et non faussés de la pensée unique ont passé en boucle cette déclaration tonitruante du businessman passé ministre de l'écologie dans un gouvernement de droite et de droite.

Qui débarquerait par hasard d'une autre galaxie pour goûter aux plaisirs de la France régentée par Manu 1er,  pourrait croire que le grand soir est arrivé. Et qu'on allait enfin laver plus blanc que blanc dans une société vouée au capitalisme.

Si vous ne le saviez pas, la Justice américaine a condamné Monsanto-Bayer d'avoir inoculé le cancer à un petit jardinier qui avait bossé dur en utilisant son pesticide à profusions. L'Organisation mondiale de la santé avait, elle depuis belle lurette, dit que le glyphosate était cancérogène probable.

Mais l'UE du capital, qui s'occupe du capital et pas du genre humain, notamment des travailleurs, vient d'autoriser à nouveau la vente de l’herbicide pour les 5 ans à venir, et de rejeter les demandes de fixer des objectifs de réduction. 

En France, les députés macronistes ont rejeté l'inscription dans la Loi de l’interdiction du glyphosate, dans la loi dite Agriculture et Alimentation. Sans rire.

Et la FNSEA, le syndicat patronat dans l'agriculture, qui fait la pluie et le beau temps dans les ministères de l'Agriculture à gôche comme à droite, est contre l'interdiction du pesticide. Avec plus de 9 000 tonnes de glyphosate vaporisées dans les champs chaque année, la France est le premier utilisateur de pesticides en Europe.

Et c'est ainsi, qu'entre deux plongeons dans sa piscine perso en son fort perso de Brégançon, un ex-banquier d'affaires laisse son ministre de l'écologie enfumer l'été 2018.

Bon, les députés ex-écolos, passés dans le camp des forces de l'argent, sont toujours bien dans leurs semelles plombées. Et le premier d'entre eux, François de Rugy, ex-patron des députés écolos sous François Hollande, n'échangerait surtout pas son fauteuil de patron de l'Assemblée nationale contre un plat de lentilles bio.

Mais dormez bien braves gens. Comme l'a claironné Nicolas Hulot urbi et orbi:"A un moment donné, on doit se révolter".

Allez, comme c'est les vacances, une petite carte postale...

Nicolas Hulot, ministre de l'écologie des riches: "A un moment donné, on doit se révolter" ou l'enfumage du gouvernement dans le scandale Monsanto-Bayer

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