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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

CAPTURE D'ECRAN

CAPTURE D'ECRAN

Pour ceux qui ne sautent pas en l'air comme des cabris avec les chiens de garde du capitalisme: Ce ne sont surtout pas les cheminots qui sont responsables de la dette, mais les gouvernements de droite ou de gôche et l'UE du capital. En effet, faut-il le rappeler, les travailleurs du rail public ne participent en rien à la direction de leur entreprise nationalisée depuis 1938.

Faussement nationalisée, puisque les compagnies ferroviaires privées possèdent 49 % des actions et l'Etat 51% à sa création. Siégeant au Conseil d'administration de la SNCF, leurs actions sont amortissables pendant 45 ans selon la convention signée. L'Etat n'est propriétaire à 100% de la SNCF qu'en 1982. Dès la création de la SNCF donc, déjà la dette. Dès la fin du XIXe siècle, pour soigner surtout les dividendes de leurs actionnaires et développer leurs structures, les compagnies privées ont eu recours massivement à l'emprunt bancaire. Mais cachez cette dette qu'on ne saurait voir.

En 1997, pour satisfaire soi-disant au traité de Maastricht, le gouvernement de droite crée RFF, Réseau ferré de France. Avec le passage à l'euro, l'UE du capital imposerait que la dette soit transférée à RFF et ainsi la SNCF redeviendrait blanche comme neige. Cet artifice ne sert qu'à plomber la SNCF. En effet, à la même époque, l'Allemagne, déjà patronne de l'UE, reprend la dette de son système ferroviaire.

Juste après la création de RFF, la gauche plurielle arrive au pouvoir, avec le socialiste Lionel Jospin premier ministre et Jean-Claude Gayssot ministre des Transports au Pcf à l'époque. D'aucuns ont cru que cela changerait. Ben non, RFF demeure et la dette augmente, puisque l'Etat ne la reprend pas, même partiellement.

Pour faire court, la SNCF et RFF sollicitent de plus en plus des emprunts et les banquiers privées s'enrichissent. En outre, les gouvernements de droite ou de gôche n'ont de cesse d'imposer au rail public des contrats Etat-Régions à 1 milliards d'euros par an. Dans le même temps, c'est la construction de projets ferroviaires pharaoniques au détriment des lignes classiques. Et la SNCF est forcée d'acheter fort cher des TGV dont elle n'a pas l'utilité, pour rouler sur des lignes classiques. Quand ce n'est pas des partenariat privé-public, comme la ligne LGV Paris Bordeaux qui fait la part plus que belle au privé.

François Hollande préfère découper la SNCF en 3 morceaux pour mieux brader le rail public au privé, au lieu de s'occuper de la dette qui enfle toujours. Ben oui, lorsque par exemple, la SNCF emprunte 100 euros, 59 euros vont à la banque.

Guillaume Pépy, patron de la SNCF, est complice de cet état de fait. Florence Parly, ex-socialiste devenu ministre macroniste et Elisabeth Borne, ex-de gôche et ministre macroniste des Transports, ont été elles aussi dirigeantes éminentes de la SNCF. Et pas de simples travailleurs du rail.

Alors, est-ce le Statut des cheminots, leurs conditions de travail et de retraite qui sont à l'origine de la dette de la SNCF? Où la politique droitière des gouvernements et de la SNCF qui sert les intérêts du capital?

Côté actions de grève en ce moment, un communiqué de la CGT-Cheminots du 19 avril 2018:

Les chiffres du jour

190 c’est le nombre de manifestations sur le territoire ;
+ de 15 000 cheminots ont participé à ces manifestations ;
+ 3 % de grévistes le 19/04 par rapport au 18/04.

Les 23 et 24 avril prochains, les cheminots entameront la 5e séquence de grève de 2 jours sur 5 débutée le 3 avril.

La Fédération CGT appelle les cheminots grévistes à maintenir la pression et invite celles et ceux, qui ne l’ont pas encore fait, à nous rejoindre massivement.

LE NOMBRE FERA LA VICTOIRE !

Au 8e jour de grève à la SNCF, la mobilisation des cheminots, tous collèges, demeure solide.

Gouvernement et direction SNCF montrent leur vrai visage : autoritaire, anti-social, soutien des plus riches !

Ils couplent le passage en force (ordonnances, textes en urgence) aux annonces fracassantes (filialisation du Fret, changement du Statut de l’entreprise et fin du recrutement au statut au 1er janvier 2020…), tentant de créer l’illusion que tout est bouclé, qu’ils avancent coûte que coûte !

Ils n’ambitionnent pas d’améliorer le Service Public ferroviaire, ils veulent se payer les cheminots ! Difficile donc d’argumenter sur le fond !

Nous sommes face à de « l’amateurisme, techniquement » et « des méthodes de voyous, socialement ».

La CGT a produit un rapport complet « Ensemble pour le fer ». Les OS ont bâti un socle unitaire de revendications autour de 8 points. C’est sur cette base qu’elles exigent l’ouverture de réelles négociations.

Les soutiens à notre lutte se multiplient (artistes, intellectuels, personnalités de la culture, économistes, ONG…). Plus largement, l’opinion publique est de plus en plus réceptive à nos arguments. Une caisse de solidarité financière est mise en place pour aider les cheminots les plus en difficulté.

Parce que nous pouvons sérieusement envisager la gagne !

Aux cheminots qui ne l’ont pas encore fait, nous vous appelons à rejoindre le mouvement !

 

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