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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

En la personne de Michel Rocard, ex-premier ministre socialiste, que le PS et le palais de l'Elysée ont enterré avec les honneurs de la République en juillet dernier.

Comme quoi, lorsque la poltique fait copain comme coquin avec l'argent sale, ça pue toujours.

Ce lundi, le procès de Jérôme Cahuzac a débuté à Paris. Il est poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment, ça ce sont pour des termes policés. En vérité, le col blanc qu'il est a planqué du fric dans des paradis fiscaux, l'a fait fructifié, tout en échappant au fisc français. Même lorsqu'il était ministre de François Hollande chargé d'éradiquer l'évasion fiscale des cols blancs. Ce qui coûte au Trésor public entre 40 et 80 millions d'euros par an. Vol qualifié et paradis fiscaux -notamment dans l'UE du capital- qui existent toujours en 2017 sous François Hollande président.

Attention, déclare Jérôme Cahuzac au tribunal, j'ai débuté cette fraude en 1992 en Suisse. Mais ce n'était pas pour moi au départ, mais pour servir "au financement sauvage des activités politiques" de Michel Rocard, ce dernier mort et enterré en juillet dernier. Cela s'est fait auprès de la banque suisse UBS par l'intermédiaire de Philippe Périnque, "un ami", aujourd'hui conseiller de la chef de l'extrême droite Marine Le Pen.

Le scandale Cahuzac a débuté lui  le 4 décembre 2012, par Médiapart qui révèle "le compte suisse du ministre du Budget". Ce n'est pas vrai, déclare alors ledit ministre, droit dans les yeux, si je mens je vais en enfer. Et tout le pouvoir socialiste de défendre mordicus leur camarade injustement calomnié. Le ministre socialiste démissionne à la fin, mais nie toujours. Toujours défendu par le pouvoir socialiste en place. Enfin, le 2 avril 2013, "dévoré de remords", le chevalier blanc socialiste contre l'évasion fiscale avoue sa faute, sa très grand faute.

3 ans plus tard, en février dernier, ouverture du procès. Oui, 3 plus tard, c'est que monsieur Cahuzac n'est pas un syndicaliste pour être jugé en comparution immédiate ni un voleur à la tire.

De plus, il a une cohorte d'avocats qu'il rémunère. Ainsi, en février dernier, ils déposent pas une mais 4 questions prioritaires de constitutionnalité. QPC qu'ils disent les forces de l'argent. C'est un artifice juridique, voté sous Sarkozy président et que son successeur de gôche laisse en l'état, qui permet de retarder un procès. Le tribunal transmet donc la QPC au Conseil constitutionnel et en juin dernier, celui-ci estime que l'ex-ministre socialo du Budget peut être jugé pour fraude fiscale. Mais ça tout de même permit à un col blanc de gagner encore du temps.

Le labo pharmaceutiques Pfizer, dixit Jérôme Cahuzac, aurait mis son obole, sans doute désintéressé, en 1993 en Suisse. Mais là il y a prescription.

Pour l'heure, sont également poursuivis pour fraude fiscale son ex-épouse, François Reyl de la banque suisse du même métal et Philippe Houman, administrateur d'une filiale de la banque Reyl. Que du beau monde!

L'enquête a mis à jour une fraude fiscale "obstinée " et "sophistiquée". On ne lui fait pas dire. Lorsqu'on est hors-sol avec du fric plein les poches, on peut se payer tous les meilleurs "conseillers" du monde.

Jérôme Cahuzac, l'ex-icône de la France socialiste exemplaire, charge les morts lors de son procès

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