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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Bratislava: les 27 dirigeants renforcent l'UE du capital

Sans la Grande-Bretagne pour cause de Brexit, mais son ombre tutélaire était bien présente dans cette réunion des 27 chefs d'états ou de gouvernements dirigeant l'UE pour que le capitalisme reste libre et non faussé, au contraire de la circulation des êtres humains dans ce continent qu'on dit aux racines très chrétiennes.

Angela Merkel, chancelière allemande de droite, et François Hollande, président de gôche de la France, dans leur conférence commune, n'ont pas parlé d'économie, moins encore de fraude et d'évasion fiscale, et encore moins d'humanité. Ils ont abordé la création de bataillons de gardes-frontières pour mieux protéger le grand capital des assauts des réfugiés, ces pelés, ces galeux fuyant la misière et la guerre engendrées justement par le capitalisme dans leurs pays d'origine.

Angela Merkel de droite et François Hollande, le socialiste, ont ainsi répondu aux désidératas des états les plus réactionnaires de l'UE en la matière et ce n'est pas peu dire: la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Roumanie, dixit Le Monde.

Le chef du gouvernement italien, le très droitier Mario Renzi, a fait semblant de n'être pas d'accord. Mais il n'a pas quitté pour autant la photo de famille. Tout comme Alexis Tsipras est resté jusqu'au bout, lui, faut-il le rappeler, de cette gauche européenne dite radicale.

Pour le reste, pas un petit mot sur la relance budgétaire, sur l'amélioration du pouvoir d'achat ou sur les libertés en Europe. Pas un seul mot sur les paradis fiscaux qui sont légions à même notre vieux continent. A commencer par le grand-duché du Luxembourg, dont l'ex-premier ministre mouillé jusqu'au cou n'est autre que le ci-devant Jean-Claude Juncker, président de la Commission de Bruxelles.

Oui, pas un mot sur la domination des forces de l'argent dans les économies européennes,  sur ces banques, ces paradis fiscaux, ces avocats fiscalistes, ces grands comptables, ces connivences politiques qui entretiennent le capitalisme et captent la richesse produite par nous tous.

La presse française fait ses choux gras sur le procès de Jérôme Cahuzac, le ministre socialo chargé d'éradiquer la fraude fiscale et qui fraudait impunément depuis des lustes, les yeux dans les yeux. Mais il n'est pas une erreur de casting, comme le prétendent à volonté les frondeurs(sic) de son exs-parti politique. Il est l'un des rouages de cette évasion fiscale et pas un quelconque dysfonctionnement dans la lutte contre celle-ci. Entre 60 et 80 milliards d'euros de ressources font faute chaque année à notre pays, à cause de cette évasion fiscale. Des rapports parlementaires et des journalistes sont d'accords là-dessus.

Mais à Bratislava rien de tout ça. « Nous nous sommes engagés à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d’une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu’ils pourront soutenir », annonce la feuille de route.

Ah oui, comme la loi El Khomri qui découle ni plus ni moins d'une directive de l'UE pour saboter le droit du travail en France?

Alors stop ou encore? Pour ma part, depuis le référendum français qui a vu vainqueur le NON à l'Europe capitaliste en 2005, je n'ai pas changé d'avis.

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