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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Hé, ho, Panama papers? Ecran de fumée ou quoi?

Vous aviez vu ces attaques contre la finance internationale et la fraude fiscale qui mouillaient jusqu'au cou les entreprises capitalistes et leurs laquais, notamment des politiciens de droite et d'extrême droite. Panama papers que ça s'appelait à la une de tous les médias. Et ce sont des journalistes de ces mêmes médias qui avaient enquêté et dévoilé la vérité vraie: Il y avait des paradis fiscaux un peu partout dans le monde, en particulier au Panama, pays protégé par son grand voisin, les USA et son billet vert.

Mais ça allait barder. En France, Michel Sapin, notre très imposé sur les grandes fortunes et ministre de notre argent public, promettait le grand soir pour les fraudeurs gaulois. Il allait y avoir enquête sur enquête contre ces mauvais patriotes dont certains se disent pur jus, tout en cotisant dans les rangs de l'extrême droite et en fraudant. Comme quoi le capitalisme a plusieurs casquettes pour prospérer et nuire.

Challenges, le média économique de la pensée unique, y allait de son tonitruant: "La déflagration du "Panama papers", une grenade dégoupillée au même moment par 106 medias associés dans une enquête tentaculaire, sera vaste, internationale, et probablement dévastatrice." Pouh, fraudeurs de tous les pays, notamment de la Gaule, descendez aux enfers!

Et puis, sans doute par manque d'encre pour écrire ou formuler une loi à cause de la rigueur imposée, plus de nouvelles du côté du pouvoir socialiste ou des médias qui avaient vu "une grenade dégoupillée" qui allait péter du tonnerre de dieu. Alors ce fut comme l'élastique des frondeurs du PS qui restent accrochés rue Solférino. Mais je m'égare peut-être, non?

J'ai parlé des socialos au pouvoir et des médias de la pensée unique, je n'oublie pas les politiciens de la Sarkozyland. Tenez, Frédéric Oudéa, boss de la Société générale, avant la découverte de la "grenade dégoupillée", avait prêté serment, les yeux dans les yeux, devant une commission d'enquête du Sénat sur l'évasion fiscale. Pour faire court: "il n'y avait pas plus de fraude fiscale de la part de sa banque que du beurre dans les épinards du monde du travail en France." Et puis plaf, la grenade soi-disant dégoupillée dans sa poire!

Re-convocation cette fois devant la commission des Finances du Sénat, dirigée par la Sarkozyland, vu que la Société générale était dans Panama papers et que le sieur Oudéa est aussi patron de la Fédération des banques françaises et que des banques françaises étaient prises, les mains dans le pot de confiote. Là aussi, on allait voir ce qu'on allait voir!

Du coup, le bureau de Sénat va apprécier si leur pote est passible d'un renvoi en justice ou pas. Mais d'ores et déjà, le sieur Philippe Dominati, sénateur de la Sarkozyland et président de la fameuse commission d'enquête sénatoriale de 2012, a déclaré urbi et orbi: "Je ne vois rien qui puisse amener le Sénat à poursuivre Frédéric Oudéa pour faux témoignage". Fermez le ban, comme disent à profusions les hors-sol dans notre société de merde.

Hé, oh, les journalistes du Panama papers, on la dégoupille quand votre grenade? Quant aux politicards de gôche, de droite et d'extrême droite, vous savez, mes chers lecteurs, ce que j'en pense. Non?

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BRUNOL 22/05/2016 10:40

Plus de nouvelles du procès d'Antoine DELTOUR…, dernière info dans le Monde
le journaliste de Cash investigation "a fait prendre des risques à deux personnes uniquement pour dénoncer des conventions fiscales peut-être douteuses moralement, mais en parfaite harmonie avec les lois du pays" !!!
Quand à la loi sur le secret des affaires elle devait passer au Conseil européen le 17 mai. Elle a été reportée pour problème de traduction… Ils étaient prêts à l'adopter, après en avoir discuté sans problème de traduction…
http://www.ugict.cgt.fr/articles/actus/validation-directive-secret-reportee