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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ben oui, comme la Tchéquie, la Slovaquie, les pays Baltes ou la très chrétienne Pologne du très saint Jean-Paul 2. Comme la France des droits de l'homme d'ailleurs avec sa jungle de Calais et tout ce genre humain qui survit dans des bidonvilles ou à la rue. Comme l'Allemagne dirigée par les démocrates-chrétiens d'Angela Merkel qui exploitent à bas prix des travailleurs dits détachés, alors qu'ils sont prisonniers sous le joug des traités européens. Et qu'on ne se leurre pas. Si la chancelière allemande ouvre son pays, c'est surtout aux intérêts du capital qu'elle pense. L'Allemagne vieillit et les réfugiés syriens qu'elle va accueillir, dans leur détresse et leur souffrance véritables, sont en grande majorité jeunes et éduqués et donc prêts à être exploités. Ils ont payés très cher leur exil. Mais leurs compatriotes moins fortunés croupissent eux dans des camps de  fortune en Turquie, au Liban ou en Jordanie.

Oui, l'Union européenne est uniquement à la solde du capital, de la spéculation et des exilés fiscaux. Elle entretient la misère et des guerres hors de sa forteresse. Cette UE ne dit mot lorsque le chef des parlementaires du premier ministre hongrois Victor Orban éructe à propos des réfugiés: "Nous ne voulons pas que nos enfants vivent dans un califat européen".

Quant à l'église catholique de ce pays, celle qui hier bénissait les hordes fascistes hongroises alliées du Reich hitlérien, l'archevêque de Budapest vient de sortir de son cloaque, cette semaine, pour désavouer ceux qui prennent le risque d’aider concrètement des migrants.

En France, l'un des états les plus riches au monde, mais dont la marche est haute entre l'affidé du CAC 40 et celui qui survit avec le RSA, les sondages montrent que la solidarité n'est pas pour demain.

Mais il faut dire que les organisations de progrès ne se mobilisent pas beaucoup pour inverser cette nauséabonde opinion. On a préféré déblatérer dans des conclaves lors d'universités d'été sur la gauche radicale qu'il faudrait en Grèce, en Gaule ou bien sur la lune, loin, très loin, du peuple du travail en désespérance et en souffrance.

Mais il est vrai qu'en 1939, à la veille de la Deuxième Guerre mondialece, ce sont des camps encerclés de barbelés qui reçoivent les réfugiés républicains espagnols vaincus par le fascisme. Il est vrai que des soldats français gardiennent aussi des antifascistes allemands ou italiens. Et cette même France applaudira bientôt aux larmes un certain maréchal-me-voilà.

Rappelez-vous cette félonnie et regardez aussi le temps présent. L'extrême droite française est la même qu'aujourd'hui. Elle est pleine de sourires et vous cajole, bande de beaufs!

Dis-moi, la Hongrie c'est toujours l'UE?

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