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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Elles ont été licenciées par le groupe de vente à distance Les 3 Suisses. Elles se sont rassemblées à Paris, devant la Bourse du travail, pour dénoncer leurs licenciements abusifs.

 

  

  Regroupées au sein de l'association "Licenci'elles", elles souhaitent ouvrir leur association aux salariées qui connaîtraient le même sort.
  Venues de différentes parties du territoire, elles ont reçu le soutien de plusieurs organisations féministes, dont Osez le féminisme ou Femmes Egalité, ainsi que d' Eva Joly et de Jean-Luc Mélenchon.


  En janvier, les 3 Suisses avait annoncé la fermeture de ses 35 boutiques, pour se consacrer à la vente par internet, provoquant le licenciement de 149 personnes, en grande majorité des femmes.

  Si 79 salariés ont accepté une transaction avec la direction "avec un plancher de 6.000 euros" et allant jusqu'à "10 mois de salaire pour les gens qui avaient 36 ans de maison", 70 autres ont refusé, la "transaction n'étant pas à la hauteur du préjudice subi". "A un moment, on se dit qu'on ne peut pas accepter tout ça", souligne l'une des salariées qui bénéficie encore de cinq mois de reclassement, ce qu'elle perçoit comme "le compte à rebours vers l'antichambre de Pôle emploi".
  Christine Mercier, 56 ans, 35 ans aux 3 Suisses, dénonce le fait d'avoir été jetée "comme une malpropre", soulignant qu'elle aura beaucoup de mal à retrouver un emploi à l'issue de son congé de reclassement d'un an, en raison de son âge. Les 70 ex-salariées des 3 Suisses ont déposé un recours devant les Prud'hommes pour faire reconnaître la nullité du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et sa non justification économique. Une audience est prévue le 5 juillet à Roubaix.

 

  Les "Licenci'elles" comptent beaucoup sur les réseaux sociaux pour faire parler d’elles, notamment par le biais de Facebook et de Twitter.

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