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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  M.Cohn-Bendit a sorti le gros calibre dans une interview au Monde.fr.

 

  Pour la petite histoire, la tête de liste EELV au Parlement européen ne voulait pas d'Eva Joly comme candidate à la présidentielle. En fait, lui et d'autres ne voulaient pas de candidat tout court, préférant de loin un accord législatif et de gouvernement avec le Ps, afin d'obtenir des sièges de députés et des maroquins de ministres. Si ce n'était pas de la politique politicienne, cela en avait l'odeur, non? Mis en minorité, M. Cohn-Bendit, a donc traîné les pieds lorsque Mme Joly fut déclaré candidate. Et dire qu'il ne fut pas très chaud dans ses soutiens, serait le moins qu'on puisse écrire.

  Or, désormais, Mme Joly est bien là et les suffrages que les sondages lui accordent mettent en péril la tambouille concoctée avec les socialistes, d'autant plus que le Front de gauche, (toujours selon les sondeurs), serait loin devant la championne des écolos.

 

  Alors, ce n'est pas du gros sel sur le candidat du Front de gauche,mais du genre Mélenchon fustige l'impérialisme américain, comme les communistes dans les années 1950 étaient contre l'Otan. Oui, M. Cohn-Bendit doit donc être persuadé que les forces armées de l'Otan font du bon boulot en Afghanistan par exemple, que le billet vert de l'oncle Sam ne compte pour rien dans l'économie capitaliste et que les USA d'Obama reste sagement dans leur pays, sans jamais s'immiscer dans la politique du monde.

  Mélenchon, parlerait aussi "de la Révolution, sans jamais en montrer les aspects dérangeants": pile poil comme jacassait Laurence Parisot dernièrement sur les ondes. M. Cohn-Bendit et la big boss du Medef prendraient-ils le thé ensemble?

  Enfin, la dernière, Le Front de gauche est l'allié du président candidat."Moi aussi, je veux bien refaire l'histoire à ma sauce, ça n'est pas bien compliqué, mais c'est tellement simplificateur. La vie, ce n'est pas aussi simple qu'un discours de Jean-Luc Mélenchon. L'émergence de cette gauche, jacobine, centralisatrice et caricaturale est pain bénit pour Nicolas Sarkozy"


  Après les bordées d'invectives de Cécile Duflot, chef d'EELV et de Jean-Vincent Passé, patron des sénateurs de la même couleur, voici la grosse bertha de M. Cohn-Bendit. Je pensais que le débat démocratique entre gens de gauche n'était pas de cette teneur...

  Tiens, j'ai trouvé M. Cohn-Bendit riant aux éclats, sur internet. Mais peut-être que lui et Nicolas Sarkozy ne parlait pas de politique ce jour-là. En tous les cas, même si l'un s'esclaffait à un propos de l'autre, est-ce une raison pour prétendre que le représentant d'EELV au Parlement européen est l'allié de l'UMP? Oui?

cohn-bendit-et-sarkozy_394

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caroleone 10/04/2012 08:58

Ils sont copains comme cochons oui, et de gros cochons en plus !!

Bons pour la terrine!!

Amicalement

caroleone