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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

CAPTURE D'ECRAN

CAPTURE D'ECRAN

Le Tribunal de grande instance de Bobigny vient de condamner la SNCF à ne pas décompter les jours de repos des grévistes comme journées de grève. Cette mesure arbitraire avait été ordonnée par Guillaume Pépy, patron de la SNCF, avec le soutien actif des réactionnaires de tout poil en France.

J'en conviens, Pépy renvoyé ne changerait pas l'ordre des mauvaises choses promises au rail public français. Un autre commis du capital le remplacerait sine die. Mais avec cette victoire syndicale contre la SNCF, pourquoi renier une cerise sur le gâteau?

La SNCF appliquait donc une retenue salariale de 1/30 par jour de grève effectif. Qui disait que les cheminots grévistes étaient rémunérés lorsqu'ils faisaient grève? Mais Guillaume Pépy faisait retenir en plus 1/30 de retenue salariale sur chaque repos accolé à une journée de grève. Une façon de réduire évidemment le nombre des grévistes.

CGT, CFDT et UNSA avaient poursuivi la SNCF devant la Justice. Pas Sud-rail, toujours en quête de grand soir, en proclamant à tout va la grève générale sans jamais s'en donner les moyens sur le terrain.

Bref, le TGI de Bobigny condamne la SNCF à rembourser illico-presto les grévistes, à verser 10 000 euros de dommages-intérêts à chaque syndicat, plus 2 000 euros de frais d'avocat à chacun d'entre eux. La SNCF prend acte et remboursera.

Pour autant, elle se pourvoit en appel. "C'est une erreur", commente la CFDT-cheminots qui appelle la SNCF à "une attitude responsable et constructive". Vous avez dit "attitude responsable et constructive"? C'est un peu bêta, non?

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