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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Durant deux ans comme ministre du pouvoir socialiste, Emmanuel Macron a soutenu la politique droitière de François Hollande. Il a défendu mordicus la loi El Khomri et sa loi Macron, applaudie par les forces de l'argent, reste en l'état. Mais l'homme n'est pas tombé de la dernière pluie.

Diplômé de l'ENA, nommé haut-fonctionnaire au ministère des Finances de 2004 à 2008, il se recase dans le privé. Pas n'importe où, comme banquier d'affaires chez Rothschild & Co. Il y est promu associé en 2010. En 2012, il est promu à nouveau: gérant et à ce titre dirige l'une des plus grosses négociations de l'année, le rachat par Nestlé d'une filiale de Pfizer. Cette transaction, évaluée à plus de neuf milliards d'euros, lui permet d'encaisser au passage dans ses poches 2 millions d'euros.

C'est alors que François Hollande président de la République le choisit comme secrétaire général adjoint de son palais, le 5 mai 2012. Auparavant, pour garder ses arrières, Emmanuel Macron a réintégré la haute fonction publique. A l'Elysée, il est l'artisan du CICE, cette manne qui offre de l'argent public au patronat. En août 2014, il est adoubé ministre de l'Economie.

Bref, une belle carrière de gérant des affaires du capitalisme, dans le privé ou en politique. Il démissionne la veille du jour où il va être reçu à l'université d'été du Medef.

Gérard Filoche, le rebelle au sein du PS et toujours membre de sa direction nationale, parle d'Emmanuel Macron au gouvernement comme d'une "erreur de casting". Le chroniqueur dans l'Humanité-dimanche essaie une fois de plus de faire prendre des vessies pour des lanternes. Le pouvoir socialiste conduit une politique de droite depuis mai 2012. Comme l'avait énoncé Léon Blum dirigeant historique du PS et plusieurs fois chef du gouvernement, nous les socialistes, nous sommes les gérants loyaux du capitalisme.

Et dans quel pays de la planète, avec les socialistes au pouvoir, quand fut conduite une autre politique, celle de la paix, de la démocratie et du progrès social?

Macron se barre, mais sa loi réactionnaire demeure

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