Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La Société générale a menti sous serment: que font le gouvernement socialiste et le Sénat de droite?

Le 17 avril 2012, par la voix de son DG Frédéric Oudia, la banque comparaissait devant la commission d'enquête du Sénat. Elle jurait les yeux dans les yeux qu'elle ne créait plus de sociétés écrans pour ses clients frauduleux dans des paradis fiscaux et qu'elle avait fermé "ses implantations", notamment "au Panama".

Mais hier, devant les révélations de Panama papers, la même Société générale avouait "quelques dizaines" de ces sociétés offshores encore en activité à Panama. Michel sapin, ministre socialiste des Finances, qui recevait dare dare la Société générale, soi-disant pour la tancer, a laissé les choses en l'état.

Pouvait-il faire autrement, quand le gouvernement français s'aligne sur les directives politiques ordonnées par Bruxelles et les 28 chefs d'état et de gouvernement de l'UE, directives protégeant impunément les paradis fiscaux installés en Europe, mais aussi dans les possessions coloniales dépendant des états membres: Panama papers révèle en effet que pas moins de 113 000 sociétés incriminées sont immatriculées aux Îles vierges britanniques. Et que dire de la City de Londres? Quant à la Belgique, les Pays-Bas ou le Luxembourg, états fondateurs de l'UE, ils sont spécialisés dans la carambouille fiscale. Et qui dirige la Commission européenne ? Jean-Claude Juncker, ex-premier ministre du Luxembourg.

Ce n'est pas réformer l'UE qu'il faut inscrire à l'ordre du jour. C'est combattre le capitalisme et l'UE, son principal rouage sur notre vieux continent. Et pas avec des mots, par des actes.

L'évasion et la fraude fiscale sont deux des mamelles du capitalisme. L'évasion et la fraude fiscale ne sont possibles que par le biais des banques: la Société générale, mais aussi BNP Paribas, le Crédit agricole, le Crédit suisse, UBS ou HSBC implantées en France, etc.

Des milliards et des milliards d'euros sont ainsi soustraits au fisc français et donc au service de la nation. Pendant ce temps, gouvernement socialiste, patronat et forces réactionnaires nous assomment sous la rigueur et la compression des dépenses publiques.

Il y en a plus que marre de cette société de merde.

Commenter cet article