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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Jeudi 17 mars, fac de Tolbiac Paris: le pouvoir envoie ses matraques en guise de dialogue social

Les médias aux ordres du pouvoir socialiste et de ses amis n'ont pas cherché à comprendre. Les troubles occasionnés à la Faculté de Tolbiac-Paris, lors de la mobilisation de la jeunesse contre le projet de loi réactionnaire El Khomri, étaient le fait d'étudiants énervés.

Mais cette déformation de la vérité n'est pas un fait isolé. Dans d'autres villes, les forces de l'ordre ont matraqué la jeunesse en lutte pour un meilleur avenir, ce que les médias de la pensée unique ont dénaturé.

Pour Paris, Un communiqué de la CGT et une vidéo remettent les choses en place. A faire partager.

L’Union locale CGT du 13ème arrondissement et l’Union départementale CGT de Paris dénoncent les violences policières du 17 mars 2016 à l’encontre des étudiants du campus de Tolbiac.

Ceux-ci mènent une lutte exemplaire pour le retrait du projet de loi El Khomri, ainsi que pour construire un tout autre avenir que celui qui leur est promis par le gouvernement Hollande-Valls et par le patronat. Ils ont été empêchés hier de tenir leur assemblée générale, plusieurs d’entre eux ont été victime de violence policière, et 5 d’entre eux ont été arrêtés. Des journalistes ont également été malmenés par les forces de police.

Nous approuvons les condamnations faites par les organisations et coordinations étudiantes, qui pointent du doigt la responsabilité de l’université dans ces événements. En effet, en refusant aux étudiants le droit de se réunir en assemblée générale, ce qui est pourtant parfaitement légitime, la direction de l’université est à l’origine des incidents.

Nous ajoutons que la préfecture de police aurait été mieux inspirée de contribuer à faire du quartier Tolbiac-Olympiades un lieu tranquille pour ses habitants en cette fin d’après-midi du 17 mars plutôt que d’exposer les habitants, adultes et enfants, à des scènes de violence et aux effets des gaz lacrymogènes ! Les étudiants qui luttent pour leur avenir ne sont pas des délinquants : ils agissent, en convergence avec les lycéens, les salariés et les retraités, pour l’intérêt général.

Nous allons encore davantage tisser des liens solidaires entre la CGT et les étudiants, en participant à leurs assemblées générales, en les invitant aux nôtres, en menant ensemble le travail d’explication sur les dangers du projet de loi « travail », et en luttant ensemble notamment dans la rue.

Paris, le 18 mars 2016

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