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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le 13e congrès de la Confédération européenne des syndicats s'est ouvert hier mardi 29 septembre 2015 à Paris. 507 délégués y sont présents dont 8 pour la CGT. La Française Bernadette Segol, secrétaire générale sortante qui n'est syndiquée dans aucune confédération française, y a invité le pouvoir éxécutif de l'Europe capitaliste, celui qui décide de tout à la place des peuples et donc des travailleurs, à savoir Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, et François Hollande pour les 28 chefs d'état et de gouvernement membres de l'UE. Ils ont parlé en premier devant les congressistes rassemblés.

Un peu comme si au congrès de la fédération des cheminots CGT, Guillaume Pépy, le patron qui saborde le rail public dont il a la charge, venait présenter son programme. Bonjour l'ambiance, mais ce n'est que mon point de vue.

Jean-Claude Juncker donc, ex-patron du groupe de la monnaie unique et ex-premier ministre du paradis fiscal qui est le grand-duché du Luxembourg, une sacré référence en progrès social, a promis "un socle social minimum qui entourera, pour le protéger, le marché du travail". Vous avez bien lu, le marché du travail, celui qui est dirigé par le patronat et ses alliés gouvernementaux de droite et de gôche en Europe. Mais pas les travailleurs du vieux continent.

Ensuite a parlé François Hollande, une référence lui aussi en matière de progrès social, lui qui ouvre au privé tous les services publics français,  lui qui a allongé la date de départ à la retraite, lui qui va charcuter le Code du Travail sous les vivats du MEDEF...

Bon, d'entrée de jeu, le camarade Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, avait ouvert le congrès de la CES ainsi: "Tout au long de la semaine, nous ne ferons pas la révolution; mais nous allons changer l'Europe; avant d'être celle des marchés, l'Europe doit être celle des salariés". Vous avez bien lu, on garde toutefois l'Europe des marchés et donc le capitalisme.

Dormez bien travailleurs et nations de l'Europe, la CES est bien partie pour défendre toujours plus de justice et de progrès social.

Les quelques interventions citées ont été prises dans le compte-rendu que fait l'Humanité du premier jour du 13e congrès de la CES.

Sinon, travailleurs de France et de Navarre, vous avez le bonjour de François de l'Elysée, celui qui allait s'attaquer à la finance et au patronat.

Congrès de la CES à Paris: première journée, électrocardiogramme plat

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