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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La Sécurité sociale et si nous parlions de son histoire

70e anniversaire de la Sécurité sociale: Dans un pays, pillé, dévasté, meurtri et endeuillé, naissent 138 caisses de sécurité sociale sous l'égide d'Ambroise Croizat, ministre communiste. Des caisses gérées par les travailleurs puisque les 3/4 des sièges d'administrateurs leur sont dévolus, le 1/4 restant au patronat. Et dans cette France ruinée, on trouve les ressouces financières pour qu'elle devienne un droit fondamental, universel, solidaire, obligatoire, en remplacement du mécanisme d'assurance qui ne couvrait qu'un Français sur 6.

Ambroize Croisat signant les actes de la loi

Ambroize Croisat signant les actes de la loi

La Sécu, un droit conquis par la classe ouvrière, découlant du programme politique du Conseil national de la Résistance, dans lequel le PCF et la CGT ne comptèrent pas pour rien dans la libération de la France.

Pour les 70 ans de la Sécu, on vous parlera du général de Gaulle. Or celui-ci démissionne de la présidence du gouvernement provisoire de la France le 15 janvier 1946.

On vous parlera de Pierre Laroque, comme étant à l'initiative de la loi sur la sécurité sociale, alors qu'il en est le directeur sous l'égide d'Ambroise Croisat. Comme si pour la loi Macron, on parlait de la loi de son directeur de cabinet. Lisez ce que dit Wikipédia à ce sujet:"(...) c'est sous l'influence de Pierre Laroque et du député PCF Ambroise Croizat que la réflexion s'élabore." Député PCF et non ministre du Travail et de la Sécurité sociale de novembre 1945 à mai 1947 et pas plus président de la Commission du Travail à l'Assemblée consultative, en juin 1943 du Gouvernement provisoire à Alger.

La Sécurité sociale et si nous parlions de son histoire

En juillet et août 1967, le général de Gaulle, président de la République, par des ordonnances, sépare la Sécu en 3 et accorde 50% des sièges au patronat, ce qui va bien pour FO, la CFTC et la CGC. A cette époque, la CGT engage une bataille nationale contre ce mauvais coup: pétitions dans les entreprises, motions aux parlementaires, délégations à l'Assemblée nationale, etc.

Lors du Constat de Grenelle, les 25 et 26 mai 1968, entre gouvernement, patronat et syndicats, l'abrogation des ordonnances sur la Sécu n'est pas reprise par les syndicats réformistes, trop heureux de l'administrer sans la CGT. Quant à la CFDT, dans sa dérive gauchiste et anticommuniste, elle non plus ne fait rien contre. En effet, leur suppression aurait été une victoire considérable pour la CGT qui, seule, menait l'action.

Aujourd'hui, la logique capitaliste est toujours en vigueur de la part du PS, du patronat et des organisations réformistes de tout poil: privatiser la Sécu et non plus qu'elle soit un véritable lieu de solidarités, un rempart à la souffrance et à l’exclusion, de la naissance jusqu'à la mort, dans le 5e pays le plus riche du monde.

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