Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

J'ai entendu sur les ondes et à la téloche que certains se félicitaient qu'une femme soit à la tête du ministère de l'éducation nationale pour la première fois dans l'histoire de cette institution. Sans vouloir jouer les machos, ce que je ne suis pas, Laurence Parisot, une femme mais patronne des patrons, ne fut que cela comme présidente du MEDEF. Christine Lagarde,une autre femme chef du FMI, n'applique que la politique du capitalisme, politique que dirigeait avant elle l'homme prodigue du Parti socialiste français Straus-Kahn.

Avec madame Najat Vallaud Belkacem, ministre de l'éducation nationale, irait-on pour l'école vers une politique de progrès et de justice sociale? Je vous laisse répondre.

Pour ma part, je rappelerai qu'elle fut jusqu'à cette nomination, porte-parole du gouvernement et ministre des droits de la Femme. Et rien n'a bougé sur l'inégalité salariale au travail entre un homme et une femme par exemple. Et madame Najat Vallaud Belkacem a toujours soutenu mordicus depuis mai 2012 la politique droitière de François Hollande.

Education nationale: là aussi, les promesses ne sont pas tenues

Ceci dit, voyons l'état de l'éducation nationale en cette rentrée 2014

Avec les activités extra-scolaires proposées en maternelle et en primaire, selon que les gosses seront dans une commune aisée ou non, en zone urbaine ou à la campagne, les projets éducatifs pour éveiller l'enfant à la vie et à la société seront profondément inégalitaires.

Quant à avoir un enseignant devant chaque élève, comme l'a proclamé madame Najat Vallaud Belkacem? Syndicats dont la CGT et parents d'élèves le répètent depuis des mois. Rien que pour cette année, il manque 404 professeurs des écoles, 3 640 certifiés et agrégés, 64 professeurs d'éducation sportive et physique, 1 069 professeurs des lycées professionnels. Sans parler du statut que subissent les contactuels et les professeurs remplaçants!

Au total pour cette rentrée 2014, 5 177 futurs enseignants n'ont pu être recrutés faute de candidats et de réussite aux concours, alors qu'une session exceptionnelle de recrutement fut organisée.

Il faut dire que le manque de reconnaissance pèse lourd pour devenir professeur. Et la politique d'austérité à l'école n'arrange rien. Entre 2000 et 2014, les enseignants ont perdu sur un an l'équivalent de 2 mois de salaire. A diplôme égal, leur revenu moyen est inférieur de 30% à celui des cadres dans la fonction publique et de 37% de celui des cadres du privé. Et le gel des salaires, entériné par Valls jusqu'en 2017, va aggraver les choses.

Alors, entre monsieur Benoît Hamon et madame Najat Belkacem, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Commenter cet article

aline 06/09/2014 19:18

Au lieu d'égaliser le système scolaire, il est micoparcellisé sur le territoire. Exemple : une parente qui travaille dans une école me donnait ses horaires en m'expliquant qu'une de ses collègues et amie travaillant dans un autre groupe scolaire pour la même ville avait des horaires différents car c'était les directrices(teurs) qui les établissaient (Marne) mes petits-enfants dans les Yvelines et dans l'Indre ont d'autres horaires. Inutile de dire les inquiétudes, les tracasseries, des parents, personnels et enseignants devant ces temps scolaires, péri-scolaires, libres.... Si les dates des prochaines vacances profitent de ces mêmes réflexions bonjour les dégats.
Etrangement, les gens ralent de partout, on les voit désabusés, sur les marchés, en grande surface, l'ambiance est morose mais personne ne bouge. Je me questionne à partir de quand et quel sera l'élément catalyseur qui stopera cette érosion de notre pouvoir d'achat, de nos systèmes sociaux, de notre identité républicaine ? (cette apathie face à cet avenir obscurci et si proche m'inquiète plus que tout) Aline