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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ci-dessous la motion des "gauchistes" du PS adressée à leur parti, lors de l'adoubement de l'ex-gauchiste Jean-Cristophe Cambadélis comme généralissime des courtisans de l'Elysée. Il m'a semblé aussi intéressant de vous communiquer quelques extraits de mots gentils que la missive publiée sur Médiapart a suscités.

Motion 3 ou 4 sont deux parties de l'Aile gauche du PS. UMA n'est pas un médicament, mais Un Monde d'Avance, autre partie de l'Aile gauche animée par Benoît Hamon actuel ministre de l'austérité à l'education nationale.

 

Motion déposée au Conseil national du Parti socialiste par Patrick Ardoin, Guillaume Ballas, Marie Bidaud, Gérard Filoche, Marie-Noelle Lieneman, Frédéric Lutaud, Emmanuel Maurel.

Plus que la défaite aux élections municipales, c’est son ampleur qui exige une prise de conscience et une réaction de notre parti.

Nous avons connu par le passé des moments d’alternance politique douloureux mais il s’agit aujourd’hui d’une défaite sans précédent, nos bases historiques et politiques que sont nos communes viennent de tomber.

Les Français nous somment de réagir. L’abstention massive de notre électorat comme la montée de l’extrême droite sont l’expression de la déception et de la colère de nos concitoyens. La crise, les Français la vivent au quotidien, et ce n’est pas un manque de pédagogie ou de communication sur nos réformes qui ont engendré de tels scores. Les français, à travers leurs votes, ont exprimé un décalage profond entre la  politique gouvernementale et ce pour quoi ils avaient voté en 2012.

Le Parti socialiste, ses élus, ses représentants ont été sanctionnés. C’est en cela que la défaite est collective. Il nous revient alors, en toute lucidité, de débattre de nos orientations politiques ; sinon à quoi servirait un parti politique ?

Il faut malgré tout se relever et pour cela reconnaître que le Parti socialiste n’a pas su entendre alerter, proposer, exister tout simplement depuis deux ans que nous sommes aux responsabilités.

Il nous faut recréer un dialogue entre l’Exécutif, le Parlement et le Parti, en respectant les prérogatives de chacun mais en n’ignorant pas leurs fonctions respectives. Nul autre que les adhérentes et les adhérents ne peuvent décider de l’orientation et de celles et ceux qui l’incarnent ! 

La question « à quoi sert le PS aujourd’hui ? » doit maintenant être posée collectivement.

Il revient aux militants et à eux seuls de dire la suite.

Aussi vu la gravité de la situation deux exigences immédiates s’imposent :

— Ne pas avaliser un changement de premier secrétaire sans que les militants aient pu en décider ce qui suppose qu’ils puissent voter  entre des candidatures alternatives claires.

— Engager une procédure permettant aux militants d’intervenir sur le fond de la ligne politique, sur le fonctionnement démocratique et pluraliste, comme sur le rôle du parti socialiste et de ses adhérents.

Soyons clairs il ne suffit pas de donner la parole aux militants mais de leur rendre le pouvoir.

Nous demandons donc la mise en place d’une direction collégiale chargée d’organiser immédiatement des Etats généraux des socialistes avec la remontée de cahiers de doléances et propositions d’ici la rentrée puis à l’automne un congrès. Aujourd’hui notre parti a moins besoin d’un chef que d’une dynamique collective, moins besoin de mesures bureaucratiques que de changements politiques.

Car au-delà du PS, c’est l’avenir du pays et de la gauche qui se joue.

Nous devons retrouver le cap du rassemblement des forces de gauche et des écologistes mais pour retrouver ce chemin de l’unité, il est essentiel et primordial que le PS redevienne lui-même, un parti socialiste, capable de porter l’espérance des classes moyennes, des couches populaires et d’être au cœur du peuple de gauche.

Patrick Ardoin, Motion 4

Guillaume Ballas, UMA

Marie Bidaud, Motion 4

Gérard Filoche, Motion 3

Marie Noelle Lieneman, Motion 3

Frédéric Lutaud, Motion 4

Emmanuel Maurel, Motion 3

 

Et quelques mots doux:

- N'allez pas chercher midi à 14 heures. Le peuple a été trahi après l'élection de F.H mais les renoncements, les reniements ont commencé bien avant. Rappelez-vous 2005, il s'est exprimé ce peuple, il a dit NON, il n'a pas été écouté, il a été patient, il a voté utile pour dégager le nain et le résultat est pire encore.

- Frédéric... (et les autres) Vous devenez épuisant. Des motions, des pleurnicheries, des prises de conscience etc... C'est vrai qu'il en faut, là n'est pas le problème mais de là à vouloir nous faire croire que cela a la moindre chance d'infléchir l'orientation : "barre à droite toute !" du monarque, de l'exécutif et des "parlementaires", même vous, ne pouvez pas y croire ! 

- Doit-on vous rappeler, que nous sommes (encore) en démocratie ? Vous avez le droit de sanctionner votre propre parti ! Vous avez le droit (sinon le devoir, quand on est de gauche) de considérer que l'ANI, la retraite à 66 ans, le démantèlement de la cotisation sociale, le saccage des services publics... sont des "casus belli" !

- Il est noble et beau, après le réchauffement climatique, de clamer qu'il est essentiel et primordial que toute la glace fondue redevienne banquise. C'est beau, pathétique et... désespérant.

- bof…(...)

 

Note de ma pomme: Rappel d'histoire, car ce n'est pas la première fois que le PS tourne le dos aux valeurs de la gauche.

Ci-dessous le Populaire, journal du PS de l'époque, soutenant la non-intervention en Espagne décrétée par le gouvernement socialiste de Léon Blum. Ce qui fusilla le Frente popular démocratiquement élu dans ce pays en 1936 et assailli par le coup d'état militaire du général fasciste Franco, lui aidé par Hitler et Mussolini. Le Populaire défendait la non-intervention tout en se préoccupant du sort des "enfants d'Espagne"...

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