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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Depuis le 3 février, 4 travailleuses chinoises et 2 africaines, un travailleur chinois, sans contrat, sans papiers, sans salaire, abandonnés par leur gérant disparu, occupent leur boutique 24h sur 24, et la gèrent eux-mêmes. C'est la première fois que des travailleurs sans papiers participent à un tel mouvement.

Cela ne se passe pas dans une cave, mais en plein jour, dans le 10e arrondissement de Paris, dans un salon de manucure et de coiffure. Ils ont reçu le soutien de la CGT

Ils n’ont pas été payés en décembre 2013 et janvier 2014 et ne sont pas reconnus comme salariés de l’entreprise. Leur patron, introuvable, ne les avait pas déclarés, prétextant le fait qu’ils n’avaient pas de papiers.

« Ces employés sont les victimes d’un système qui, en profitant de la vulnérabilité des travailleuses et travailleurs sans papiers, sans droits parce que sans titre de séjour valable, les contraint à des conditions de travail et de vie impossibles, pour le plus grand profit immédiat d’une économie souterraine et d’une partie du patronat des secteurs économiques non délocalisables », précise la CGT.

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La préfecture refuse de révéler l'identité du propriétaire des lieux: un comble! Ainsi, la préfecture de police, sous les ordres de Manuel Valls, préfère-t-elle cautionner les activités des mafias patronales organisant des réseaux de travail clandestin? Quelel est au juste la fonction de la police républicaine en France, si elle ne fait pas montre de lutter contre ce qui est de la fraude administrative et fiscale et de l'exploitation de chair humaine?

Vous remarquerez également que Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes de l'Elysée, a célébré le 8 mars à sa manière: en occultant une lutte de femmes surexploitées en plein dans Paris.

Ce sont les patrons qui font travailler les sans-papiers. Ce sont ces mêmes cols blancs qui, profitant des réseaux entretenus dans des paradis fiscaux, fraudent massivement le trésor public. Ce sont toujours les mêmes qui sont propriétaires fonciers  de ce genre d'établissement illégal.

Comme de bien entendu, l'extrême-droite est absente dans cette lutte des sans-papiers dans Paris. Elle aussi a trop besoin du fric des patrons pour faire fructifier ses mauvaises idées.

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