Hommage de l'Assemblée nationale au décès d'un activiste d'extrême droite: déshonneur ou faute politique?
Mardi 17 février, la conférence des présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale a acté, sans opposition, une minute de silence pour Quentin Deranque, activiste d'extrême droite mort de ses blessures à Lyon, lors d'une risque contre les antifascistes.
En ouverture de séance, tous les députés se sont levés, sauf la député de droite Anne-Cécile Violland.
La violence comme méthode politique a constamment été le fait des milices d'extrême droite et en la copiant, s'obscurcissent les responsabilités réelles de la crise. Et elle détourne les travailleurs des combats sociaux et collectifs contre le capitalisme et ses commis à tous les niveaux. Et dans les affrontements à Lyon, où était la police garante de l'ordre républicain?
Communiqué de la CGT du 16 février 2026:
Le travail d'enquête doit pouvoir être fait sereinement dans le respect de l'Etat de droit pour que justice soit faite.
La CGT appelle les responsables politiques, le gouvernement et le président de la République à ne pas instrumentaliser ce drame ni participer à la surenchère dans leurs prises de parole qui, au lieu d'appeler au calme, encouragent la montée d'un climat de haine et de violences.
La CGT dénonce la stratégie de violence de groupuscules d’extrême droite comme Némésis qui organisent des provocations dans les initiatives progressistes : à l’image des manifestations des 8 mars, 25 novembre ou lors des meetings contre l’extrême droite organisés par la CGT avec une large coalition d’organisations pendant les élections législatives en 2024.
La CGT dénonce la dégradation des locaux d’organisations progressistes et notamment ceux de Solidaires à Lyon. Nous appelons l'ensemble des syndiqué·es de la CGT à la vigilance face aux provocations et menaces des groupuscules d'extrême droite.
