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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Oui, cela va mieux, a cocoricosé Michel Sapin, celui du palais de l'Elysée en charge du chômage et de la précarité: "100 chômeurs de plus pour le mois de mai 2013, c'est du 0,00001% d'augmentation (et encore peut-être me suis-je trompé dans le %)".

Vous rendez compte, 100 un chiffre tout rond, ça fait presque résultat électoral dans une dictature. Surtout que l'Insee affirme que cette "stagnation" est compensée par une envolée de la précarité et que dans ces 100 tout rond ne sont pas comptabilisés les chômeurs des DOM. Ah ben non, on ne mélange pas tout en France de l'égalité et de la fraternité. Il y en a qui sont pas aussi chômeurs que d'autres.

Du coup, pour s'apercevoir que tout roule comme sur des roulettes à la mode Sapin, le camarade Ayrault est parti visiter les dits DOM. Eux avaient voté beaucoup plus qu'en métropole le changement c'est maintenant du camarade Hollande. Mais il semblerait que Ayraultport ND des Landes s'en rapporte justement à la grâce de notre dame qui êtes au ciel, tant la situation est explosive dans les Antilles de chez nous, notamment en Guadeloupe, selon Elie Domota, porte-parole du LKP:

 

http://www.potomitan.info/gwadloup/images/lkp.jpg

« Qu’attendez-vous de la visite du Premier ministre aux Antilles ?
ELIE DOMOTA: Nous n’attendons absolument rien de sa venue. M. Ayrault vient ici pour s’extirper du bourbier dans lequel il est en métropole : les affaires, la hausse du chômage, l’impopularité du gouvernement… Il vient se changer les idées trois jours avant de repartir, mais ici nous n’attendons plus rien de lui ni de M. Hollande.


La Guadeloupe et la Martinique ont pourtant voté très majoritairement pour François Hollande en mai 2012…
Aujourd’hui on voit bien que le slogan « le changement c’est maintenant » est une vaste blague. Depuis un an, c’est la continuité de la politique de Nicolas Sarkozy. La loi sur la vie chère de M. Lurel est une escroquerie, en fin de compte il s’agit aujourd’hui de répartir la « profitation » entre les importateurs et les distributeurs. On fait croire aux gens qu’il y a une liste de produits à bas prix, mais les prix n’ont jamais baissé. Au contraire, ils augmentent ! Les marges des importateurs-distributeurs sont toujours aussi opulentes. Même chose pour le carburant. La présidence a changé sur le papier, ce sont les socialistes qui sont au pouvoir. Mais ils ne sont socialistes que par leur nom.

Les accords négociés après le mouvement social de 2009 n’ont pas amélioré la situation ?
L’Etat vient d’annoncer l’arrêt du revenu supplémentaire temporaire d’activité (RSTA: mesure permettant aux salariés avec un revenu inférieur ou égal à 1,4 fois le smic de recevoir jusqu’à 100 € supplémentaires par mois. Plusieurs fois prolongée, supprimée il y a un mois). Il s’était engagé à amorcer des discussions avec les organisations syndicales et patronales pour permettre une pérennisation de ce dispositif, mais cela n’a pas été fait. Aujourd’hui beaucoup de patrons disent qu’ils ne paieront pas les 100 €, alors qu’ils s’y étaient engagés.

Jean-Marc Ayrault vient signer des emplois d’avenir et des contrats de génération. Cela pourra-t-il aider sur le plan de l’emploi ?
Ce ne sont pas avec ces mesurettes qu’on va s’attaquer au chômage ! Il ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui près de 35 % de la population active est sans emploi. Chez les jeunes de moins de 25 ans, le chiffre est plus effrayant car environ 60 % sont au chômage. Nous sommes dans une situation catastrophique. Nos élus se contentent de faire de la figuration alors qu’il y a des engagements très forts à prendre en termes de développement économique, en matière de production agricole, et en matière d’éducation et de formation professionnelle.

Selon vous, la situation est donc aussi tendue qu’en 2009 ?
La situation est tout aussi explosive qu’il y a quatre ans. En 2009, le mouvement social a servi de soupape d’évacuation. Les gens sont descendus dans la rue car ils en avaient marre, mais c’était dans un cadre syndical. Au lieu de respecter les engagements, ils ont craché dessus. Nous sommes aux portes d’une explosion sociale, et malheureusement elle sera moins contrôlée qu’en 2009. Chacun devra assumer ses responsabilités. »

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A
Bonsoir Roger, je viens d'avoir la révélation (eh oui il était temps) le slogan il était bon, ils ne nous ont pas trompé, oh non, car l'erreur c'est nous qui l'avons commise n'ayant rien compris à ce programme : le changement c'est maintenant, c'était pour eux, ceux de la Cour de François, les courtisans de Marianne, nos simulacres d'élus, les grands de notre république qui ne sont jamais mieux servis que par eux-mêmes, oui pour eux il y a eu du changement (ce ne sont pas leurs banquiers qui nous diront le contraire), ils doivent rigoler les perchés de l'Assemblée nationale avec sa prétendue majorité de gauche qui n'est en vérité que socialiste déteinte, quelle bonne blague car ce changement tant vanté et tant espéré, le petit peuple si sensible aux belles promesses comme le corbeau aux flatteries ne verra aucun changement digne de ce nom en sa faveur mais pourquoi se laisse t il plumer sans réagir, qu'il bouge, aux urnes, dans la rue...... ALINE
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R
Ma chère camarade, complètement d'accord avec toi. Ceci dit, si les classes populaires ne bougent pas encore, à mon avis, c'est à cause du manque de perspective politique offerte par les forces de progrès social et de justice. Lorsqu'on a été trompé par le PS, on s'y reprend à plusieurs fois pour re-voter "à gauche", Fg ou PCF compris. Ensuite, l'éclatement de l'idée communiste en plusieurs chapelles sclérosent la réflexion et les luttes. Et cet éclatement ne peut que favoriser le capital.
Merci pour ton amitié.
Roger