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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Alors il était noir et il marchait tranquille.

A son âge, pourquoi s'effrayer de la ville?

L'avenir ouvrait pour lui ses flots palpitants.

Lequel imagine autre chose à dix-sept ans?

 

Même la nuit était belle comme le jour,

Fils de l'Amérique, il allait donc sans détour.

Cela causa sa perte dans ce clos réservé

Pour celui qui n'est pas nègre ni réprouvé.

 

Il tomba dans la rue sans espoir qu'il renaisse,

Un trou ensanglanté au coeur de sa jeunesse.

Chaud d'espérances, il venait sous le ciel cru

Quand l'autre l'abattit, le jour avait décru.

 

Que fit le jury blanc envers l'assassin?

Il le gracia comme s'il fut un grand saint.

Les noirs ne sont plus enchaînés chez l'oncle Sam

Mais les vieux démons jouent encore du tam-tam.

Trayvon Martin n'était pas armé. la loi dite "Stant your ground", largement répandue aux USA, donne le droit à un individu d’en abattre un autre, s’il a la conviction d’être face à une menace illégale imminente. Trayvon Martin n'était pas de ce quartier réservé et protégé par un vigile autoproclamé.

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S
la peau, la couleur, la différence ne devraient jamais être moteur de haine, le sang de ce jeune homme rouge de l'espoir d'un avenir certain, a été répandu sur le sol et laissera une marque indélébile de l'horreur
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C
Bonjour Roger,

C'est très très beau, tu nous a écrit quelque chose de fort, un vibrant hommage à ce jeune garçon victime de l'injustice yankee.
Cette justice de classe me fait penser aussi aux cas du Mexique, on emprisonne des leaders indigènes qui n'ont rien à se reprocher pour 60 ans et on libère les paramilitaires qui ont le sang d'enfants sur les mains.....comment se satisfaire de cela sans réagir ?

Amitiés

caro
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