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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

A l'époque, en janvier 2011, l'hebdomadaire France Football avait épinglé la FIFA, l'instance internationale du foot, lors de l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. En lettres noires sur fond blanc, le journal sportif dénonçait un "Qatargate", par rapport à cette désignation "qui dégage une odeur de scandale obligeant à ce poser la seule question qui vaille: ce vote doit-il être annulé?"

L'enquête de France Football s'étalait sur 16 pages entre "collusion d'intérêts et corruption."

Pour la France, l'hebdomadaire citait une réunion à l'Elysée, le 23 novembre 2010, 10 jours avant le vote de la FIFA, entre Nicols Sarkozy président de la République, le prince du Qatar (actuel patron du PSG), Michel Platini président de l'UEFA et du patron du PSG à l'époque. Aurait été concocté l'achat du PSG par les Qataris et, en échange, de voter pour le Qatar. Michel Platini s'était fendu d'un communiqué à l'AFP, disant que tout ceci était faux et qu'il ne s'interdisait pas d'attaquer en justice les calomniateurs. C'était en janvier 2011.

 

Et puis paf, dans le Die Zel allemand de ce jeudi 19 septembre, Joseph Blatter, président de la FIFA, reconnaît que le choix du Qatar a été influencé par des intérêts politiques et économiques: "Il y a eu des influences politiques directes.(...) Des chefs de gouvernement européens ont conseillé à leurs membres qui pouvaient voter de se prononcer pour le Qatar, parce qu'ils étaient liés à ce pays par des intérêts économiques importants".

Et sans rire, le même Blatter annonce une "nouvelle commission d'éthique" pour examiner l'attribution du Mondial au Qatar.

 

Sans commentaire de ma pomme. Si toutefois, ce dessin:

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