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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ce 14 juillet 2013, on aura droit au traditionnel défilé militaire à Paris et au sempiternel blablabla d'un président de la 5e République à la télé.

On peut encore peut-être reconnaître l'union de la nation française avec ses armées pour défendre la souveraineté nationale. Mais leur vassalisation exponentielle au sein de l'Otan machine de guerre US et ses engagement dans nos anciennes colonies pour défendre des intérêts capitalistes ou des dictateurs africains, sinon les deux à la fois, obscurcissent le présent.

Quant aux propos de François II depuis son palais, que va-t-il développer sinon que l'été est là? Pour le reste, la rigueur, le pouvoir d'achat en berne, le chômage et la précarité en hausse, les attaques contre les retraites (et ce ne sont que des exemples) ne font jamais un discours d'une gauche de justice sociale et de progrès.

 

Mais le 14 juillet est la fête nationale française. Elle a été instituée par la loi en 1880, en référence à une double date, celle du 14 juillet 1789, date de la prise de la Bastille, jour symbolique entraînant la fin de l'absolutisme, de la société d'ordres et des privilèges, et celle du 14 juillet 1790, jour d'union nationale lors de la Fête de la Fédération.

En 1880, les autorités de la République française ne veulent commémorer que la Fête de la Fédération symbole d'un état républicain apaisé, un et indivisible.

Mais le mouvement ouvrier et les premiers partis se réclamant de la défense de la classe ouvrière vont y associer la prise de la Bastille par le peuple parisien, début de la Révolution française faite d'égalité et de justice. Concepts insupportables pour la droite et l'extrême-droite qui déchaînent depuis leurs haines à ce sujet. Il est vrai que Maximilien Robespierre, le 2 décembre 1792, déclarait: "La première loi sociale est celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d'exister". Propos que certains à gauche semblent oublier aujourd'hui.

 

Sans rentrer trop dans l'Histoire de France, en cette année 1789, Louis XVI, monarque absolu de droit divin, réunit les Etats Généraux (noblesse, clergé et tiers-état) afin d'apaiser les tensions sociales et politiques qui mettent à mal son autorité. Au fil des jours, le Tiers-état se constitue en Assemblée constituante, chargée de promulguer une autre organisation politique au pays.

Le 11 juillet 1789, le roi renvoie Necker son premier ministre de l'époque. Des troupes mercenaires campent aux abords de Paris. Le peuple parisien se soulève pour défendre l'Assemblée constituante et sa liberté.

La prise de la Bastille survenue le 14 juillet 1789  est l'un des évènements inauguraux de la Révolution française. Elle est considérée comme la première intervention d'ampleur du peuple parisien dans le cours de la Révolution et dans la vie politique française.

File:Prise de la Bastille.jpg

Si son importance est relative sur le plan militaire, l'événement est sans précédent par ses répercussions nationales et internationales.

Pour la première fois dans l'histoire des monarchies européennes, un peuple renverse un symbole de l'absolutisme royal. En France, c'est un véritable séisme depuis que les rois existent. Il marque la fin de l'administration totale de Louis XVI sur ses sujets et provoque une révolution municipale. Paris, puis toute la province, se mobilise derrière l'Assemblée constituante.

Rien à voir donc avec ce 14 juillet 2013.

 

Allez, dansons la Carmagnole, vive le son du canon:

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S
vive la république, vive la liberté, vive la révolution
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