Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

File:Réforme des droits féodaux.jpg

La Nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française. Au cours de sa séance qui se tenait cette nuit, l'Assemblée constituante met fin au système féodal. C'est l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations, à l'initiative du «Club des Jacobins».

 

La nuit des dupes? Par Vingtras dans Médiapart:

La plupart des historiens s'accordent pour considérer cette fameuse "nuit du quatre août" comme un psychodrame qui n'a accouché que d'effets d'annonce hormis la suppression de quelques uns des privilèges insupportables d'une féodalité qui perdurait.

J'ai fait les années précédentes à ce sujet, plusieurs billets que l'on pourra probablement retrouver dans les archives de Mediapart.

En 2013, deux-cent-vingt-quatre ans après les discours du duc d'Aiguillon (au club breton) et du vicomte de Noailles (à la Constituante), je souhaiterai orienter le projecteur vers l'un des effets induits par l'événement : la naissance de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Un député du Tiers-Etat, un indigné avant la lettre, va être l'instigateur et le militant inlassable de cette "déclaration" : Maximilien Robespierre.

Ses contemporains avaient été frappés par la force de ses convictions et la cohérence de son combat pour les droits de l'homme et du citoyen, invariable dans ses grandes lignes depuis son Adresse à la Nation artésienne. Il s'était érigé très tôt en porte-parole des milieux populaires ; il était devenu l'avocat des pauvres de l'Artois  parce qu'il ne concevait pas qu'il y eût "tant de malheureux sans appui". D'ailleurs, il avait lui-même rédigé le cahier de doléances des savetiers ou cordonniers, la corporation la plus humble de la ville d'Arras.

Comment présentait-il cette "Déclaration des droits de l'homme" dans l'un de ses discours ?

"Qu'elle soit sans cesse présente à tous les esprits ; qu'elle brille à la tête de votre Code public ; que le premier article de ce code soit la garantie formelle de tous les droits de l'homme ; que le second porte que toute loi qui les blesse est tyrannique et nulle ; qu'elle soit portée en pompe dans vos cérémonies publiques ; qu'elle frappe les regards du peuple dans toutes ses assemblées, dans tous les lieux où résident ses mandataires ; qu'elle soit écrite sur les murs de nos maisons ; qu'elle soit la première leçon que les pères donneront à leurs enfants !"

La nuit du 4 août ne fût pas une simple nuit blanche.

Commenter cet article

caroleone 05/08/2013 18:59

Bonsoir Roger,

Heureusement qu'il y a eu un début sinon on seraient encore au cœur du problème et certains essaient bien de nous y renvoyer hélas. Alors n'oublions pas Robespierre et cette fameuse nuit.

Amitiés

caro