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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

L'Institut pour les oeuvres de religion, qu'elle s'appelle cette banque du Vatican. Et il y fait tellement sombre dans ses dédales, que la justice italienne vient d'arrêter 3 hommes dans le cadre de son enquête débutée en septembre 2010. Un monsignore, l'évêque Nunzio Scarano de Salerme, un agent secret italien (tiens, que foutait-il là?) et un intermédiaire financier (ça c'est plus normal) ont donc été amenés au commissariat car soupçonnés de fraude et corruption.

 

Au fil des ans, des scandales retentissants ont entaché la réputation de l'Institut pour les oeuvres de religion (IOR), tellement que le simple pékin, même très chrétien, s'étonnait du nom porté par la banque made in Vatican.

En effet, des milieux criminels ont profité de l'anonymat ou de prête-noms pour y blanchir leurs fonds: par exemple, en 1982 la faillite de la banque Ambrosino, scandale bancaire mêlant CIA et loge maçonnique; en 1993, des pots-de-vins versés à des partis politiques italiens; plus récemment, divers cas de blanchiment d'argent mafieux et 6 transactions signalées en 2012.

Sans doute avisé par la grâce divine (sinon on ne comprendrait pas) le pape François, ce mercredi, a annoncé la création d'un commission spéciale d'enquête sur la banque du Vatican. Na, ça va chier!

Oui, ça sentait tellement le cramé dans l'Institut pour les oeuvres de religion qu'on aurait cru que les bûchers de la sainte Inquisition flambaient à nouveau. La commission d'enquête vaticane sera directement sous les ordres du pape. Oui, on n'est jamais si bien servi que par soi-même et il s'assurera que les activités bancaires de l'IOR seront "en harmonie" avec la mission de l'Eglise catholique.

 

Bien, l'IOR ne sera pas toutefois mis sous tutelle. Durant l'enquête de la commission, il sera géré par ses administrateurs actuels et supervisé par les régulateurs habituels.

Là aussi, on ne change pas une équipe qui gagne. l'IOR a des avoirs (déclarés) de 7,1 milliards d'euros. Il dégage 86,6 millions de bénéfices.

Peut-être pour revêtir saint Martin d'une nouvelle cape.

C'était un soldat romain qui, avant d'être un saint, avait partagé sa cape d'uniforme avec un malheureux. C'était au 4e siècle après notre ère et l'Eglise le béatifia Saint Martin le miséricordieux parce qu'il accomplit aussi des miracles.

 

Un miracle, voilà ce qui sauverait peut-être des flammes de l'enfer la banque du Vatican.

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