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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voilà, le Medef s'est réuni avec lui-même et a voté 0,6% d'augmentation pour l'allocation Cac 40, qualifié de "légère" par la presse parlée, lue et regardée. Le Figaro, la feuille historique du patronat et de la droite, a lui violemment critiqué cette mesure qu'il juge "vraiment antisociale". "Comment feront les patrons pour devenir des évadés fiscaux avec si peu. Jamais ils ne pourront soutenir l'activité des banques sises dans des paradis fiscaux" a conclu son éditorialiste qui a appelé à une quête sur la voie publique et à la sortie des églises.

 

Non, tout ceci n'est qu'une connerie de ma pomme.

 

En vérité,  le 27 juin dernier, s'est tenu le Conseil d’Administration de l’UNEDIC, avec à son ordre du jour la revalorisation des allocations des demandeurs d’emploi au 1er juillet 2013.

Compte tenu de l’évolution des prix depuis 2008 et de celle du SMIC, la CGT revendiquait une augmentation de 4,2 %.

Les 4 autres syndicats de salariés ne souhaitaient que 1,2 % sans dire pourquoi. Mais à voir qu'ils prétendaient à une pareille augmentation, n'était-ce pas le désir d'une "bande organisée"?

Les employeurs, emmenés par le MEDEF, ont mis tout le monde d'accord: + 0,6 % sur la seule partie fixe et sur l’allocation minimale, soit quelques centimes. Le MEDEF a annoncé qu’il s’opposait à tout vote d’une autre proposition que la sienne.

Le chantage est que si les 4 syndicats des salariés votaient contre, selon les modalités en usage à l'UNEDIC, ce serait 0+0: la tête à toto, soit 0%. Les syndicats salariés se sont donc abstenus et le MEDEF a voté pour sa proposition.

Le syndicat des patrons dénomme ça la gestion paritaire de l'UNEDIC.

 

La CGT s'est insurgée:"Après les salariés et les retraités, ce sont les chômeurs, du moins la seule moitié d’entre eux qui sont indemnisés, qui voient leurs revenus – une nouvelle fois – attaqués en euros constants". elle dénonce "l’attitude du MEDEF qui fait payer la crise à celles et ceux qui en sont les premières victimes".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, du pain sec et de l'eau claire, c'est cela que le patronat attribue gracieusement aux quelques chômeurs indemnisés, salariés lourdés par le seul patronat, il ne faut pas l'oublier.

 

Sur une autre sujet (quoi que), les toilettes de la Chambre des lords britanniques étaient à refaire.

Les lords (ceux qui ont une petite couronne sur la tête par la seule grâce de sa majesté Elsabeth II), sont aussi des parlementaires à parts entières en Grande-Bretagne. Bref, ces chiottes dans le palais de Westminster étaient "dans un état inacceptable compte tenu de l'endroit important où elles se trouvent et elles donnent une mauvaise image en accord avec un site classé" de l'Unesco.

Les travaux nécessaires - un WC et deux urinoirs pour les hommes et un WC pour les femmes - sont estimés entre 90.000 et 100.000 livres., soit 120 000 euros au moins. Bon, les parois seront en chêne et on ne dit pas si la chasse d'eau sera du même métal que les petits cuillères que les lords ont depuis qu'ils sont lords à la bouche. Ou si le papier-cul sera de la soie véritable à défaut de fourrure, crise oblige.

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