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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Du moins, l'assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), présidée par Jean-Marie Le Guen maire-adjoint chargé de la santé et député PS de Paris, a essayé.

Unilatéralement, l'AP-HP avait annoncé la fermeture des urgences dans le plus ancien hôpital de Paris. Et le Dr Gérard Kierzeck, chef de ce service, qui menait la fronde contre ce diktat au sein de cet établissement public, était démis de ses responsabilités par une simple lettre de cachet. Heureusement pour lui, la Bastille avait été prise le 14 juillet 1789.

Devant le tollé suscité et aussi à l'approche des municipales en mars 2014, Marisol Touraine, sinistre de la Santé publique, décidait de sursoir à la fermeture des urgences qui était prévue le 4 novembre. Oui, sa copine Anne Hidalgo, maire-adjointe PS de Paris, qui tiendra la rose de son parti aux municipales, n'avait pas besoin d'une gamelle supplémentaire.

 

Alors, le ministère de la Santé et l'AP-HP ont préféré perpétrer leur forfait en douce.

Jeudi, le professeur Loïc Capron, la plus haute autorité médicale de l'AP-HP, se fendait d'un communiqué fustigeant le risque sanitaire inhérent à l'Hôtel-Dieu. On croit rêver qu'il s'en aperçoive pile poil quand on veut réduire en poussière un établissement public.

Et ce vendredi, dix-sept lits du service de médecine interne, ainsi qu'un des services d'aval des urgences étaient visés par un déménagement sauvage. Comme quoi, on a de la suite dans ses mauvaises idées.

 

C'était sans compter sur l'intervention du personnel présent qui a fait capoter l'opération tôt ce vendredi matin. "Nous avons décidé de bloquer cette opération de démantèlement afin que l'hôpital du centre de Paris continue à soigner en toute sécurité", ont indiqué ce personnel soignant dont le Dr Gérald Kierzek.

Dans un communique de ce vendredi, Ian Brossat, Président du groupe PCF/PG au Conseil municipal de Paris, s'élève contre la chose:

Ce vendredi, à l’aube, la direction de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP) a cherché à déménager en catimini, une partie importante des lits d’hospitalisation de l’Hôtel-Dieu, indispensable au fonctionnement des urgences.

Sans l’intervention des personnels, la salle Saint-François aurait ainsi été vidée de ses quinze lits et matériels d’hospitalisation.
 
En recourant à une entreprise privée, en ne prévenant aucun des services opérationnels, en intervenant au petit matin (6 h 45), Mireille Faugère, directrice générale de l’AP-HP agit à la manière des patrons voyous.
 
De telles méthodes, en pleine canicule et alors que les urgences de l’Hôtel-Dieu tournent déjà à plein régime, sont honteuses, révoltantes et inconscientes.
 
Elles démontrent l’extrême fébrilité de la direction de l’APHP qui, jour après jour, perd ses nerfs et s’enferme dans la stratégie du coup de force.
 
Le procédé est d'autant plus stupéfiant que la Ministre Marisol Touraine a annoncé le 10 juillet que la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu était repoussée sine die, suite à la mobilisation des personnels, des syndicats et d’élus.
 
Au nom des élus Communistes et du Parti de gauche, je demande donc au Ministère un moratoire, à effet immédiat, sur l’ensemble des restructurations et réorganisations en cours à l’Hôtel Dieu.

 

Bravo.

Mais va-t-on s'allier avec ceux qui font des coups tordus contre la santé publique à Paris pour les municipales de mars 2014?

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