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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Après le boeuf Findus qui était du canasson roumain, mais vendu au prix prohibitif du bovin, voilà le scandale du canasson de selle. Celui qui fait les courses hippiques et qu'on bourre de médicaments pour qu'il aille toujours plus vite.

Figurez-vous que, jusqu'à présent, ces dignes champions finissaient leurs vieux jours dans des prés pleins d'oiseaux et de fleurs. C'était quand même bêta de les laisser crever là, alors que ça ferait du steak pour les supermarchés. Alors, on les a sortis de leurs prés pleins d'oiseaux et de fleurs, on a falsifié leurs papiers en Belgique pour qu'ils soient mangeables, puis via des abattoirs français où ils ont fini.

Ce trafic peut engendrer un risque toxique alimentaire, ces chevaux reçoivent en effet des traitements médicamenteux lourds qui les excluent des circuits de boucherie. Outre ce risque sanitaire, cette fraude rapportait un max. Chaque vieux cheval, qui n'était pas tendre comme un perdreau de l'année mais du genre vieille rosse, était vendu pour quelques centaines d'euros. Quand on connaît le prix au kg sur les étals, on voit de suite le bénef!

Comment cela se fait-il, s'indignent les anciens propriétaires de ces chevaux qui s'en sont débarrassés.

Et bien, très chers, c'est bien simple. Il n'y a aucune traçabilité dans la chaîne alimentaire de la bidoche depuis l'étiquetage du producteur jusqu'aux assiettes. L'UE s'y oppose, parce que la concurrence doit être libre et non faussée.

Stéphane Le Foll, notre ministre de l'Agriculture, a juré qu'il va prendre le dossier à bras-le-corps. Que n'avait-il pas dit pareil pour le scandale du boeuf Findus?

Benoît Hamon, notre ministre de la Consommation, lui n'a publié aucun communiqué. Peut-être attend-t-il que la France bombarde la Syrie avec les USA. Là, il publiera une prose signifiant que François II avait eu raison de faire la guerre. Les produits toxiques trouvés dans les canassons de course étaient les mêmes dont ce salaud d' Al-Assad disposait.

Comme quoi, dans la société capitaliste, il y a toujours une morale.

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