Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le pédophile espagnol, condamné en 2011 à 30 ans de prison pour viol sur 11 gosses de 4 à 11 ans et gracié par sa majesté Mohammed VI, était revenu en Espagne. Il avait récupéré son passeport et passé la frontière sans aucune anicroche puisque le Commandeur des croyants, que Dieu l'assiste, lui avait grand ouvert sa cage à la demande de son cousin le roi d'Espagne.

On en sait un peu plus sur ce triste personnage. Irakien et officier du dictateur Saddam Hussein, il se fit espion pour le compte de l'Espagne et semble avoir contribué à la chute du régime. Il fut ensuite exfiltré en Espagne par les bons soins des soldats espagnols qui combattirent aux côtés des USA de Bush en Irak. Il changea de patronyme pour un nom européen et devint el señor Daniel Galvan, avec un petit job à la clé dans une université espagnole.

 

Maintenant que le roi du Maroc a retiré sa grâce, les espagnols l'ont arrêté et présenté à l'un de leurs juges. Il est à nouveau derrière les barreaux, "préventivement" vu qu'il pourrait s'enfuir. Peut-être dans le palais de sa majesté très catholique le roi Juan Carlos d'Espagne, que Dieu l'assiste lui aussi. Oui, après tout, pourquoi n'irait-il pas trouver asile chez le souverain espagnol qui a mis un notoire criminel sur sa liste des taulards devant quitter les geôles du Maroc pour son royaume?

En tout cas, le dénommé Daniel Galvan n'est pas près d'être extradé au Maroc pour se retrouver derrière des barreaux pour 30 piges.

La justice espagnole va désormais devoir se prononcer sur une extradition vers le Maroc. Une procédure qui a peu de chances d'aboutir, aucun traité ne prévoyant l'extradition de ressortissants Espagnols vers le Maroc et inversement. D'où les faveurs entre Mohammed VI et Juan Carlos Ier. Que va donc faire la justice espagnole, elle qui ne peut condamner un quidam, même espagnol, n'ayant pas commis le moindre délit sur le sol de la mère-patrie?

 

Mohammed VI s'est fendu d'un communiqué dont les termes "que Dieu l'assiste" figurent en préambule. Ce n'est pas sa faute, sa très grande faute, mais inch Allah, celle de son chambellan chargé des prisons. Il a donc limogé ce mécréant qui a outragé le Commandeur des croyants.

Mohammed VI s'est aussi résigné à rendre (enfin) visite aux familles pauvres dont les enfants avaient été violés. Par contre, toujours pas de préjudice moral accordé par la justice royale envers ces déshérités. Il faut dire que les islamistes sont au gouvernement et Dieu les assiste eux aussi.

 

En tout cas, pour l'heure, ça pue grave dans deux palais royaux, non?

Commenter cet article