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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Oui, mais qui aura la garde des perroquets?

Carte Perroquet Conure

Bon, en vérité, ils n'étaient pas mariés. Mais ils sont tous deux du palais de l'Elysée, Michel Sapin en est le chambellan chargé du chômage et de la précarité, Claude Bartolone celui qui tient la baguette au perchoir de l'Assemblée nationale.

Mais les chiffres du chômage pour le mois d'avril sont catastrophiques: + 40 000 chômeurs sur le mois de mars, + 12,65% sur un an soit 4,79 millions de chômeurs en y incluant les personnes qui ont une activité réduite imposée.

Dès lors, ledit Sapin, responsable de ce désastre, s'en prend à tout le monde, enfin surtout à la CGT qui n'a pas voulu paraphé le traité scélérat MEDEF-CFDT et Co.

Ledit Sapin a aussi vertement critiqué dans le journal Le Monde les retards de la mise en oeuvre des emplois d'avenir dans les collectivités territoriales. Mais comment une commune pourrait-elle faire ce genre de contrat précaire quand le palais de l'Elysée a coupé le robinet des subventions de l'Etat et qu'elle a déjà grand mal à titulariser son personnel précaire?

De cela, le sinistre du chômage et de la précarité n'en a rien à foutre. Il faut à tout prix baisser la courbe exponentielle du chômage, même avec des emplâtres sur une jambe de bois.

Alors, Sapin critique la Seine-Saint-Denis, département administré hier encore par son camarade de parti Bartolone et qui en est député. "Les collectivités ne font pas assez d'efforts", a-t-il tonitrué dans le journal . Oui, apparemment, ils n'ont pas d'autres moyens de communiquer entre pote du PS.

Et le ci-devant Bartolone de rétorquer lui, dans le journal La Provence, sans doute faute aussi de moyens de communications: "Il faut changer de ton, parce que ce genre d'attitude peut conduire au divorce. Je ne voudrais pas que le ministre du Travail fasse passer l'insuffisance de ses services sur le dos des collectivités locales".

 

Y-a-t-il plusieurs lignes au sein du parti de François II nous lanternent les médias de la pensée unique, devant 2 ténors du parti à la rose se regardant en chiens de faïence.

Non, ceci est un leurre, un de plus. François II a édicté de mauvaises lois, que Sapin a transmises devant l'Assemblée nationale et que Bartolone a fait voter du haut de son perchoir.

Le "je t'aime moi non plus" de Sapin et de Bartolone n'est qu'une bataille, une de plus, entre 2 courtisans. Surtout pas l'amorce d'un débat démocratique dans une formation politique qui ne l'exerce plus lorsque son roi est à l'Elysée.

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