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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Il y a des choses qui reviennent dans ces médias qui n'ont d'autre intelligence que de recopier les fax de l'AFP ou de transcrire pour vérités les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem, ministre délégué à la propagande de l'Elysée. Et voilà, qu'avec la tombée des feuilles d'impôts, reviennent dans leurs voix, avec des trémolos, les classes dites moyennes qu'on sacrifierait.

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Ces classes moyennes font donc l'objet de toutes les attentions de L'Elysée, de la droite et de la tribu des Le Pen. Le Figaro, ce canal historique des conservateurs et du patronat, lui ne cesse de larmoyer sur ces classes moyennes et leur pouvoir d'achat qui ne progresse pas du fait de l'impôt.

Mais qui sont ces classes moyennes, puisque avec le chute du mur de Berlin, la lutte des classes était finie et le capitalisme vainqueur? En effet, si l'on définit des classes moyennes, il en existe donc au-dessous et d'autres plus gratinées.

En vérité, le concept de classes moyennes n'est pas nouveau. Lors des crises aiguës du capitalisme, on fait admettre à une frange qu'elle détient un statut particulier, des comportements sociaux et des habitudes de consommation radicalement opposées au reste de la société et surtout par rapport à ceux catalogués plus bas. En son temps, Valéry Giscard d'Estaing disait que la classe moyenne (au singulier) incarnait "le bel équilibre d'un confort intermédiaire, modeste et harmonieux". Depuis, fort sans doute de cette citation et ayant écrit un seul bouquin, il a été élu à l'Académie française.

Aujourd'hui, les sociologues (de droite) disent que les classes moyennes (au pluriel, c'est plus vendeur) représentent 50% de la France, contre 30% pour les ouvriers et les employés et 20% pour le gratin. Chiffres faux puisque ouvriers et employés représentent selon l'INSEE près de 50% de la population acxtive.

De plus, ces adeptes de la pensée unique fixent le niveau de revenu des classes moyennes entre 1163 et 2 127 euros net par adulte sans enfant. Oui, la marche (près de 1000 euros par mois) est déjà haute entre les uns et les autres. Mais faire partie de cette catégorie conforte qu'on n'est plus des moins que rien. Mais ainsi, on classifie (par exemple) les ouvriers qualifiés dans les classes moyennes, alors que ceux-ci pour la plupart sont loin de toucher le SMIC revendiqué à 1700 euros par la CGT (toujours par exemple). Et de ce fait, on oppose les salariés avec une rémunération dite "décente", selon lesdits sociologues, à tous les autres: smicards à temps partiels (25, 2%), 1 million de RSA, 9 millions de travailleurs avec la prime de l'emploi, 4 millions avec la CMU, sans compter les 990 000 retraités en dessous du seuil de pauvreté (954 euros) et tous les autres. (Chiffres INSEE 2012).

 

Non, dans notre société capitaliste, il n'existe que des salariés (sans emploi, à temps complet, à temps partiel ou précaires, ou contractuels dans les services publics) qui, pour vivre ou survivre, sont obligés de vendre leur force de travail (physique ou intellectuelle) à la classe antagoniste disposant de tous les pouvoirs, du capital et des moyens de production. Dans notre mauvaise société, il existe aussi des retraités qui ont toujours été exploités et qui, à la retraite, n'exploitent personne.

 

D'ou l'importance de choisir son camp entre exploiteurs (5%) et exploités (95%). Et de le faire comprendre pour changer notre société.

A me lire, vous aurez compris dans quel camp je me compte.

 

Canaille le Rouge a posé aussi son oeil averti sur ces classes moyennes. A lire, au lieu de vous endormir sur la télé ou sur la radio sous le titre:

ascenseur social ou idéologique?

ascenseur social ou idéologique?

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