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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le jour n'était pas mûr, mais il était sans bornes

Pour nous qui allions sur un chemin enchanté,

Avec nous autres, même l'esprit le plus morne

Ou celui qui parlait avec solennité.

 

Dans la vigne, le soleil blondissait à peine

Et l'angélus s'apprêtait en haut du clocher.

Mais la vendange n'attendait pas que l'on traîne

Dans sa couche ou derrière le moindre hochet.

 

L'automne souriait, le vent chantait je t'aime,

Nous plongions dans la feuillée sans une langueur

Et le raisin faisait tout vibrer en nous-mêmes,

Comme s'il distillait une heureuse liqueur.

 

Nous revenions et aucun ne se sentait triste

Ni fourbu malgré le lourd labeur enduré,

Nous rêvions sans jamais que Dieu ne nous assiste:

Dès l'aube on repartirait, notre âme azurée.

 

Aujourd'hui, dans ma cité cernée de bois sombres,

Quand cette heure ancienne se répand dans les airs,

Mon regard et mon coeur ne dépassent pas l'ombre

Dans laquelle on peut ranger sa vie de travers.

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C
Bonsoir Roger,<br /> <br /> Ces Corbières ont su semer les serments de vigne de ta remembrance et tu ne les a jamais perdus.<br /> Je connaissais ce mot cantilène dont je ne sais pas vraiment au juste ce que ça représente car j'ai lu et aimé les cantilènes en gelée de Boris Vian quand j'étais toute jeunette (j'adorais Vian contrairement à mes camarades).<br /> Et puis pour la chanson, j'ai cru que c'était Marti, celui de Notre Amérique qui c'était mis à l'occitan (il en aurait été capable) , mais vraiment je suis bredine. Je ne connaissais pas ce Marti là.<br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> caro
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S
marti accompagne à merveille cette belle cantilène, chant que je ne comprends pas mais qui me fait rêver les larmes aux yeux<br /> je n'ai pas quitté mon pays mais l'empathie avec ceux qui en sont partis reste en moi très profonde
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