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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Par 3 coups au but me semble-t-il sur l'Elysée. Certes, Delphine Batho ne désigne pas nommément son locataire. Mais chacun sait que sous les voiles de la 5e République, seule sa majesté tient la barre et non pas le bosco de Nantes.

 

Premier Tir à boulet rouge: Le roi c'est moi, dit François II, garde-à-vous et fermez vos gueules. Ah bon?

Deuxième tir toujours à boulet rouge: C'est le tournant de la rigueur et le peuple de gauche n'en veut pas. Oui, nous à fond de cale, on s'en était aperçu depuis belle lurette.

Troisième tir, comme un coup de grâce: les lobbys économiques ont portes grandes ouvertes au palais. Dans le viseur de l'ex-ministre de l'écologie, de l'énergie et du développement durable, justement les sociétés privées qui font dans tout ça, dont le pdg de l'une en particulier qui fait dans l'exploitation du gaz de schiste et dont l'épouse est directrice de cabinet (devinez de qui?) de François II en personne. Ah bon?

 

Côté écolo, le coup passa si près que leur chapeau tomba. La chef des député Verts, Barbara Pompili, est montée aussitôt à l'abordage, du moins dans les médias. Comme pour jeter une bouée, une de plus, au marin Cécile Duflot-e qui prend la flotte de toutes parts. Et avec elle, l'autre ministre écolo dont je ne sais pas le nom ni à quoi sert-il. Faut dire que ça pue le naufrage à plein nez: la gestion de droite du gouvernement, l'aéroport ND des Landes se poursuit tout comme l'EPR nucléaire et de plus en plus des hors-sols du gouvernement sont pour faire des "études" sur l'exploitation du gaz de schiste...

Alors Barbara Pompili a dit à la télé: "Ah, il y a des lobbys économiques à l'Elysée, à l'insu de notre plein gré?"

 

Bien ceci dit, entre nous, si le palais de l'Elysée n'avait pas réduit très nettement la voilure du ministère de l'écologie, Delphine Bato aurait-elle grimpé en haut de la grande vergue pour crier son j'accuse par 3 fois?

 

Ceci dit sans langue de bois, il reste néanmoins toute la goujaterie de François II face à son ancienne subordonnée. Jérôme Cahuzac, le fraudeur, avait été "remercié et salué pour l'ensemble de son travail au service de la République". Elle a été limogée ainsi: "il est mis fin aux fonctions de madame Delphine Batho." Appréciez la forme.

Qu'en ont dit ses ex-consoeurs du gouvernement, dont madame Najat Vallaud-Belkhacem en charge principalement du Droit des femmes? Ah, elles préfèrent rester dans la galère puisque la soupe est bonne. Dont acte donc.

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C
Bonjour Roger,

Tu nous a fait ça en vraie bataille navale, j'entends les coups dans l'eau, et plouf ! encore un coup pour rien. Bon, c'est vraiment honteux de voir tout ça, mais en même temps, ce que je n'apprécie pas chez les soces c'est qu'ils parlent une fois qu'ils n'ont plus rien à perdre, les bouches s'ouvrent par revanche et ça au niveau de la morale c'est bof !!

Mais je dois rêver encore qu'il existe des règles de morale en politique......je suis ringarde certainement.

Amitiés

caroleone
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S
Bonne analyse, oui la politique de droite menée par un gouvernement se disant de gauche passe de plus en plus mal, y compris chez ceux chargés de l'appliquer ! Car c'est bien pour avoir dénoncé la rigueur qui ne veut pas dire son nom, et le fait que Hollande tourne le dos à ses promesses, que D. Batho a été limogée.

Cependant, même sous la 5ème république, le président n'aurait pas les droits qu'il s'octroie, si chacun jouait son rôle au gouvernement. Constitutionnellement, il ne peut pas virer un ministre (article 8 de ladite constitution : "sur proposition du premier ministre, il met fin à leur fonction"). C'est donc au 1er ministre, et à lui seul, qu'incombe la responsabilité de demander l'exclusion.

Mais comme chaque premier ministre n'aspire qu'à devenir calife à la place du calife, aucun n'a le courage de le renvoyer à sa place !

(De même, seule l'AN peut virer un 1er ministre par un vote de censure).

Voilà, ça ne sert pas à grand chose de le dire, mais ça soulage ...
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