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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Villeneuve d'Ascq est une ville de 60 000 habitants, voisine de Lille et pas une cité reculée au fin fond du Far West américain. Mais la crise est là avec ses désastres sociaux et humains. Par-dessus ce terreau fertile à la désespérance et au repli sur soi-même, un camp de Roms à quelques centaines de mètres du quartier du Triolo, des être humains rejetés par leur propre pays, dans toute l'Ue dont la Roumanie est un état membre et bien entendu par la France, hier pays des droits de l'Homme.

 

Des habitants du Triolo dénoncent une hausse des cambriolages depuis l'installation de ce bidonville. Ils ont décidés d'assurer leur propre sécurité. Ils parlent même de former une espèce de milice. Et durant 3 jours, ils ont affichés dans les rues des photos de ceux qu'ils pensent être des cambrioleurs.

 

 Les affiches portant sur les «individus recherchés» s'étalent sur des nombreux poteaux du quartier villeneuvois du Triolo.

« La chasse à l'homme est ouverte », souligne un habitant du quartier dans le journal La voix du Nord relatant les faits. Il faut dire que le ton des affiches prend quelque liberté avec la présomption d'innocence : « Individus recherchés pour une série de cambriolages sur le secteur du Triolo ». Deux photos « volées » des voleurs s'étalent avec une description sommaire de leur physique, poursuit le journal, prises par deux riverains de leurs portables qui promenaient leur chien.  Wanted, semble dire le tract distribué dans les boîtes aux lettres... Merde alors!

 

Les Roms sont donc montrés du doigt. La police s'est enfin décidée à agir. Après 3 jours d'affichage illégal, elle a prévu de demander au dit collectif de défense de l'enlever.

 Mais, à bien regarder les affiches, on reste quand même sceptique sur la communauté d'origine de ces prétendus voleurs, conclut la Voix du Nord.

Certes, en ces temps de crise, il serait vain de nier que la délinquance ne fasse pas son lit parmi les couches les plus défavorisées.
 Mais en ces temps de crises, où des habitants, se sentant abandonnés par la société, accablent de tous les maux plus misérables qu'eux, au lieu de s'attaquer aux puissances de l'argent, le F Haine de la famille Le Pen est dans son élément. Le 25 avril, la fille de son père tenait une conférence de presse devant un autre bidonville, dénonçant pêle-mêle immigration et délinquance.
Oui, la bête immonde est toujours féconde. A Villeneuve d'Ascq aussi.

 

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