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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

   Oui, pourquoi Paul Polman, pdg d'Unilever, ne continuerait pas d'asphyxier les travailleurs en lutte de Gémenos? Avec un bénéfice net de 4,25 milliards d'euros en 2011, pourquoi ne pas détruire des emplois en France, dans ce pays qui a oublié de faire voter la loi sur les licenciements boursiers?

   Et comme, là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, le même Paul Polman, dans Le Figaro, le canal historique du patronat, conseille François Hollande: "Il faut sortir de l'idéologie...Nous aimerions trouver un climat positif en France... " J'en passe et des meilleures...

 

   Sortir de l'idéologie et un climat positif, c'est comme si c'était fait ou presque. Les Echos, autre quotidien patronal, révèle, sans être démenti, que le gouvernement renonce à réduire fortement la facture des allègements des cotisations consentis aux entreprises. Ces allègement avaient été offerts au patronat par Sarkozy pour faire baisser le chômage. Non content que ça coûte 13 milliards d'euros par an au budget public, le nombre des sans emploi explose en 2012.

 

   Alors, pourquoi Paul Polman, qui détient son pouvoir absolu des marchés et de la spéculation, se gênerait-il de ne pas conseiller François Hollande, lui démocratiquement élu? On se le demande, non?

  

Dans un entretien publié lundi, le patron d'Unilever refuse catégoriquement l'idée de céder la marque de thé Eléphant ou de faire travailler en sous-traitance la société montée par les salariés de Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône. Un nouveau coup dur pour les salariés qui doivent être reçus le 31 août à l'Elysée.

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