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Publié par le Mantois hier et aujourd'hui

     Sommes-nous en France dans un pays où le droit n'existe plus? Cette question va paraître choquante. Mais la somme des affaires, que l'on tente de dissimuler à l'opinion publique, est impressionnante.

 

     Le Conseil constitutionnel, qui doit dire et faire respecter la Constitution de la République, est soupçonné de mensonges en faveur des comptes de campagne d'Edouard Balladur et de Jacques Chirac, lors de l'élection présidentielle de 1995. Jacques Robert, membre du Conseil constitutionnel de 1989 à 1998, l'affirme dans Le Parisien du 1er décembre. En 1995, Nicolas Sarkozy était le porte-parole de Balladur lors de cette élection présidentielle. Il était aussi ministre du Budget dans son gouvernement. Deux fonctions prouvant qu'il ne comptait pas pour rien dans le proche entourage du Premier ministre de l'époque.

 

     Puis, il y a les contrats d'armement passés avec l'étranger et des supposés rétro-commissions sur lesquelles la justice enquête et qui auraient alimenté la campagne électorale de Balladur. (Voir le paragraphe précédant). Pour l'instant, sont mis en examen Ziad Takieddine (grand ami de Jean-François Copé et de Brice Hortefeux), affairiste et proche de l'Elysée, Nicolas Bazire, ex-directeur de campagne de Balladur et également proche de l'Elysée, Thierry Gaubert, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre du Budget et maire de Neuilly-sur-Seine. De plus, Thierry Gaubert a caché au fisc une somptueuse villa construite en Colombie et le terrain qui va autour. Pas moins.

     Il n'est pas le seul à faire des cachotteries au fisc, dans cette République que Nicolas Sarkozy voulait irréprochable. Lilianne Bettencourt (de l'affaire Woerth-Bettencourt) a dissimulé, depuis plusieurs années, pas moins de 12 comptes bancaires en Suisse (Ah, la Suisse) et à Singapour. Exactement 99 846 498 euros pour la seule année 2010.

 

    Et arrive le procureur Philiipe Courroye, furieux contre ces journalistes qui sortent au clair des affaires sensibles pour l'Elysée et l'UMP. C'est un ami de Nicolas Sarkozy. Le Canard enchaîné accuse ledit Sarkozy de faire espionner deux journalistes du Monde. Et le site Médiapart de renchérir. Que cela ne tienne, le ministre de la police porte plainte contre ce dernier et le chef de la DRCI (ex-RG)  de penser à poursuivre Le Monde.

     En vérité, le procureur Courroye a bel et bien fait espionner les journalistes. La Cour de cassation, dans son arrêt du 1er décembre 2011, a confirmé l'illégalité de la procédure entreprise. Philippe Courroye a donc bien violé la loi sur le secret des sources journalistiques (secret que Nicolas Sarkozy avait fait voter au Parlement).

 

     Par contre, première en France, 126 procureurs sur les 163 que compte l'hexagone, ont signé une résolution sur la "gravité de la situation des parquets" en terme de moyens, de statut et d'insécurité juridique. "En Europe, disent-ils, le procureur français est investi des charges les plus lourdes et est doté, pour les assurer des moyens les plus faibles". Le procureur Courroye a-t-il signé cette résolution? Et que dit le ministre de la Justice, l'ami du Modem de Bayrou (le nouveau chevalier blanc de la droite) sur tout cela?

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