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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

  Joseph Tual, journaliste de la rédaction nationale de France 3 depuis 1987 et délégué du Snj-CGT, est menacé de licenciement.

Photo du profil Twitter de Joseph Tual, menacé de licenciement à France 3
 

   Il a reçu un courrier recommandé, le convoquant le 25 mai prochain à un entretien préalable à un licenciement pour "faute grave". Il est mis à pied à titre conservatoire, son badge d'accès à l'immeuble démagnétisé, son nom effacé du tableau de service et son salaire suspendu. Depuis, les messages de soutien se multiplient sur Twitter.

   Selon plusieurs sources, la direction de la chaîne n'aimerait pas son franc-parler et notamment des messages postés sur Twitter, après le 6 mai, et affichant la photo des deux dirigeants de France Télévisions, Thierry Thuillier et Rémy Pflimlin. Joseph Tual écrit : "Grosse chaleur à France Télévisions, la hiérarchie commence à se consumer !", ou"Bon les garçons, va falloir dégager !"

  Joseph Tual faisait ainsi référence au fait que Rémy Pflimlin ait été nommé à son poste par Nicolas Sarkozy, tandis que Thierry Thuillier a souvent été pointé du doigt par une partie de la rédaction pour sa supposée proximité avec le pouvoir sortant.

France 3 dans la tourmente

  Un climat de défiance est confirmé par Véronique Marchand, secrétaire générale du SNJ/CGT France Télévisions: "C'est le chaos total. Le sentiment qui domine, qui s'est exarcerbé puis avéré durant la campagne présidentielle, est que France 2 passe systématiquement avant France 3. Certains gros dossiers de fond sont retirés à des journalistes de France 3 pour être confiés à d'autres de France 2, nos grands reporters ne partent plus à l'étranger. Le directeur de l'information, Thierry Thuillier, ne crée pas le consensus."

Elle refuse d'envisager que Joseph Tual puisse être licencié, "quelle que soit la teneur des messages qu'il a twitté. La direction peut s'attendre à un grand mouvement d'ampleur si c'est le cas. Nous serons solidaires de tous les journalistes qui n'auront pas le petit doigt sur la couture."

  Cette convocation préalable à un licenciement fait aussi suite à la fronde de la rédaction nationale de France 3 qui, le 10 mai, s'est prononcée, en grande partie, contre la ligne éditoriale de la direction de l'information de France 3. Après cette assemblée générale, la Société des journalistes (SDJ) de France 3 a décidé de rompre toute discussion avec M. Thuillier et a demandé, en urgence, un rendez-vous avec Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions.

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